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 [Joshua] Just a joke.

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MessageSujet: [Joshua] Just a joke.   Sam 26 Juin - 16:40

    Toi. Toi. Toi. Tu ressembles à celle.

    Non. Non. En fait tu ne lui ressembles pas du tout et, en fait, Anh Minh s’en fout. Il ne sait même pas de qu’elle elle tu parles et il se fout un peu de tout, en fait, blottit comme il l’est sur le toit, un pocky à la fraise coincé entre les lèvres. Il serait long d’expliquer le pourquoi du comment il s’était retrouvé obligé de camper sur le toit. Combien de temps cela faisait-il ? Un jour et demi. Et une nuit. Et. Et. Et il n’en pouvait plus. Foutus élèves. Foutues blagues stupides. Ses doigts tremblaient et ses yeux étaient ornés de grosses cernes bleutées alors qu’il déambulait sur le toit, excédé. Il ne savait plus quoi faire et avait, de toute façon, l’impression d’avoir déjà tout fait. Appeler n’avait servi à rien – la porte était au bout d’un long escalier – et il s’était démonté l’épaule en tentant d’enfoncer la porte de métal – certes ce n’était pas forcément une bonne solution que de se lancer comme un bourrin contre une lourde porte lorsque l’ont est un poids plume mais il avait escompté sur la force du désespoir et il n’était, apparemment, pas assez désespéré comme ça. Soit. Ne restait plus qu’à imaginer ce qu’il ferait aux foutus types qui l’avait enfermé là. Du mal. C’était sûr. Un mal de chien, des os brisés, du sang partout et… Et puis Anh Minh poussa un râle de déception alors que son imagination se débranchait pour lui faire prendre conscience du raffut qu’émettait son estomac – Salut mon ventre. – affamé. Putain. C’était vrai, en plus, qu’il était humain, qu’il avait des besoins et que le seul truc qu’il avait à bouffer était des bonbons multicolores rangés dans un coin de son sac et ses quatre paquets de pocky. Et à boire ? C’était une plaisanterie ? Rien. Evidemment. Il n’avait pas exactement prévu de se faire enfermer sur le toit, figurez-vous.

    Tout avait commencé en fin de mâtinée. On était Lundi, des élèves de sa classe l’avait abordé en riant, presque amicaux malgré la froideur des pupilles du jeune homme. On lui avait parlé, on lui avait sourit, on lui avait tapé dans le dos en ébouriffant ses cheveux blonds et il s’était senti bêtement en confiance. C’était pire que tout, la confiance, ça te bouffait de l’intérieur, ça t’aguichait, ça te faisait te sentir bien et puis ça te plantait dans le dos avec toute la volonté du monde pour te faire trébucher un peu plus sur les escaliers invisibles de la vie. Putain de merde. S’il avait su. Mais il ne savait pas alors il se retrouvait là, coincé sur le toit. Et les autres avaient été vicieux. Ca avait été une simple proposition, « Tu viens manger sur le toit avec nous ? On a piqué la clef ! » et tu parles qu’il l’avait, la clef, il s’était installé avec eux, avait partagé leur repas, avait rit de leurs blagues, même des plus mauvaises et puis ils avaient proposé de dormir un peu. De sécher les cours, bronzer en somnolant au sommeil. Plutôt deux fois qu’une Anh Minh avait dit oui. Sauf qu’il s’était vraiment endormi, qu’il avait été le seul et que les autres l’avaient planté là, l’enfermant au passage en ricanant. Et depuis, il était là. Nous étions Mardi, c’était la fin de l’après-midi, le moment où le soleil se fait rouge écarlate et il avait de moins en moins d’espoir qu’ils viennent le chercher. Alors il dessinait. Alors il rongeait ses crayons. Alors il jouait à la console, un pli anxieux sur le front.

    Il attendait.

    Il priait pour que quelqu’un arrive, n’importe qui, n’importe quoi. Mais il ne se faisait pas trop d’illusion : lorsque l’on est discret comme lui personne ne remarque l’absence. Personne ne le cherchera. Il serra les dents à l’entente de la sonnerie, se jetant sur la grille qui protégeait les rebords du toit en criant, suppliant pour que les élèves qui s’échevelaient dans la cour en riant l’entendent, l’écoutent, et montent, montent le chercher. Et ses joues se couvraient de larmes au fur et à mesure que les élèves disparaissaient. Bien.

    Soit.

    Il renifla, retrouva sa dignité, effaça les larmes et se roula en boule dans un coin, petit enfant tremblant et désolé, déçu de l’humanité et méfiant. Une nouvelle nuit sur le toit l’attendait, visiblement. Son rhume allait empirer.

    Quelle merde, pensa-t-il en se recroquevillant un peu plus. Quelle merde.
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MessageSujet: Re: [Joshua] Just a joke.   Ven 16 Juil - 23:35

Douce soirée. De celle qu'on voudrait avoir tous les jours. Un peu mélancolique, un peu exquise, poussant les connaisseurs à quitter leur nid douillet pour la savourer en toute légèreté, en toute innocence. Elle est de ces soirées solitaires qui ont quelque chose qui apaise. Joshua aime voir le soleil se coucher et la ville s'éclairer de milliers de points colorés, comme si, toute entière, elle venait de se faire envahir par de frêles lucioles aux corps éclatants.

Les pas du jeune homme le guident hors du centre ville, loin de cette fatigante euphorie. Il n'a pas envie de compagnie ce soir. En tout cas, pas de celle qu'on lui offre -trop festive, trop alcoolisée. Ce soir, il écoute la voix de la raison ou, plutôt, celle de son esprit asociale. Il n'a besoin de personne pour être bien, pour se faire du bien. Apres tout, il a toujours vécu seul. Les hommes n'ont jamais rien fait pour lui et l'étudiant n'attend rien d'eux. Un peu de plaisir charnel et encore... Ce sont plus des corps dont use et abuse pour un bien-être solitaire, oubliant le lendemain le visage de celui qu'il a possédé. Ses victimes semblent s'en accommoder, ne demandant jamais plus que ce que Joshua consent à offrir. C'est assez égoïste quelque part, mais la vie est ainsi faite. N'est ce pas ?

Enfin, en cette soirée tout cela n'a pas grande importance. Le jeune homme laisse la caresse fraiche du vent emporter loin de lui toute pensée dérangeante, car a cet instant, il ne veut pour seul compagne que son amie Solitude. Douce amante - discrète, mais toujours présente, même quand Josh se trouve entouré de personnes. Peut-être n'a-t-il encore trouve la bonne, celle qui arrivera à accaparer son esprit tout entier, qui sera toujours la, même de part son absence. Non, c'est certain, ce sombre étudiant n'a encore laissé personne s'immiscer dans cette chienne de vie qui est sienne et ne s'en sent pas plus mal. A quoi bon se lamenter sur son sort ? D'ailleurs, ce genre de pleurnicheurs l'agace fortement. Toujours à se plaindre, à réclamer amour et compassion, mais merde a la fin ! Si t'as tant besoin de ces trucs, bouge ton cul et pars donc a la recherche de ton prétendu bonheur !

Joshua se passa une main sur la figure, gommant, par ce geste désinvolte, toute trace d'agacement. Il était presqu'arrivé à destination, apercevant au loin son lycée. Un bien drôle d'idée de se rendre là-bas à cette heure. Non, il n'allait rejoindre les dortoirs. Juste profiter du paysage. Une petite clé tournait au tour de ses doigts fins, tandis que le jeune homme avançait dans la pénombre, les yeux rivés devant soi. Pas pressé, il avait la démarche souple et tranquille. Après tout, la nuit lui appartenait. Il avait tout le temps devant lui. Qu'importait les cours du lendemain. De toute façon, il n'y allait que par intermittence - bossant la nuit et s'octroyant souvent une matinée ou une journée de repos. Les études, ça n'a jamais vraiment été son truc. Enfin, pas le fait d'apprendre, en lui-même, les endroits où les cours avaient lieu. Trop de monde et le monde, lui, il n'aimait pas ca. Tous ces adolescents provocants et gamins. Josh avait la prétention de croire qu'il était au dessus de tout ça. De cette provocation rebelle. De cette perpétuelle débauche. Certes, il était loin d'être un ange, au vu de son mauvais caractère, mais savais la fermer quand il fallait. D'une certaine façon, ses paroles rudes étaient un simple moyen d'extérioriser cette sourde colère contre la vie qui ne l'avait jamais vraiment gâtée. Une carapace qui empêchait quiconque de le blesser. Merci, Joshua avait déjà donné et beaucoup trop, à son goût. Il n'y avait qu'à regarder son corps qui, à cet instant, arborait un t-shirt noir et un jean prêt à rendre l'âme, tant il était couvert de trous.

Pénétrer dans le lycée fut un jeu d'enfant. Les couloirs sombres avaient quelque chose d'inquiétant. Un contraste bien trop grand avec la journée ou ils étaient animés et vivants. Qu'importait !

Un escalier étroit. La clé qui tourne et enfin un vent frais qui enveloppe le garçon tout entier. Il était sur le toit.

Le ciel était magnifique et la vue sublime. Il n'y avait pas à dire, cet endroit était bien plus agréable la nuit. L'étudiant avait bien fait de piquer la clé tout à l'heure. Josh fit quelque pas, s'étirant langoureusement, un sourire béat aux lèvres, tel un enfant, savourant un exquis sentiment de plénitude.

Comme on dit souvent, les bonnes choses ont une fin et pour Joshua, elle arriva bien
trop vite. Le jeune homme venait d'apercevoir, dans la pénombre, un corps roulé en boule. Un râle de mécontentement et en deux enjambées, il fut près du gêneur. Des cheveux blonds, un visage fin, l'inconnu semblait être encore un gosse.

"Hé ! Qu'est-ce que tu fous la ? Rentre chez toi ! Ton papa et ta maman doivent s'inquiéter !"

La pointe d'ironie perçait clairement dans la voix du britannique, qui se préparait à éclater de rire, lorsque le blondinet détalerait de là.
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MessageSujet: Re: [Joshua] Just a joke.   Lun 27 Sep - 18:29

    Anh Minh fixait son vis-à-vis, craintivement, presque, le visage rougi par les larmes, par le froid, par la peur. Et où est passée ta fierté, gamin, alors que tu ouvres la bouche, aphone, alors que tu ne sais même plus répondre aux baffes que t’envoie cet énergumène qui a ouvert la porte, qui a déverrouillé ta prison. Où est passé ta fierté alors que tu le laisses s’essuyer les pieds sur toi ? Envolée, partie, disparue, emportée par le soulagement qui lui serrait le cœur avec vice, qui introduisait ses doigts dans sa gorge, lui donnant envie de vomir sa gratitude, sa trouille, ses pleurs. Mais il n’en ferait rien. Anh Minh n’en faisait jamais rien. Il aurait voulu tendre les doigts vers lui, il aurait voulu agripper ses doigts, s’assurer qu’il était réel, qu’il n’était pas qu’une illusion née de la terreur, née du manque d’eau, née du manque de chaleur. Il renifla. Il renifla comme un gosse, comme ce qu’on l’accusait d’être. Il ne savait plus trop où était passé sa morgue, sa langue acide d’adolescent furieux. Il ne savait plus trop où était sa colère, où était sa répartie. Il les cherchait activement, pourtant, se redressant en vacillant, le visage blême et les lèvres serrées. Il était pâle, Anh Minh, et les cernes qui maculaient sa peau trop fine laissait apparaître sous la toile de sa peau le réseau bleu des veines qui courraient dans son corps. Hey, toi, appelait tout son corps qui se dérobait, qui es-tu, tu te moques de moi, c’est ça, c’est parce que mes cheveux sont blonds ? Mais tu as vu ta tête, toi, avec tes tiffs bleus ? Tu crois que t’es mieux ? Et dans sa gorge se coinçait les sanglots d’un rire nerveux. Il étouffait, asphyxié au beau milieu de sa prison à ciel ouvert, les yeux révulsés, le corps tremblants. Pour qui tu te prends, pour qui tu te prends, pour qui tu te prends, répétait-il intérieurement, litanie incessante. Pour qui tu te prends, pour qui tu te prends, pour qui tu te prends.

    La bandoulière de son sac émit un claquement sec alors qu’il le chargeait sur son épaule, fourrant fébrilement à l’intérieur les affaires qu’il avait éparpillées partout dans l’espoir de meubler le vide qui peuplait le toit. Le regard noir, il fit face à son agresseur, fine poupée de porcelaine à l’air absent. Il tendit une main doucement, poussa l’épaule à laquelle il faisait face, doucement, tremblant, pour s’assurer de la véracité du corps qui se dressait devant lui, sourire éthéré. Et son sourire se fit bien vite la malle alors qu’il se rappelait avec amertume des paroles prononcées. Papa, maman, gamin. Ah. Il aurait pu en rire, si ce n’était pas encore si douloureux. Il aurait pu. Il secoua juste la tête :

    « C’est malheureusement impossible. Peut-être devrais-tu retourner dans les jupes de ta mère, par contre, elle t’apprendrait la politesse. »

    Basique, facile. Il n’a pas la foi à faire ça, pas la foi à blesser, à riposter, à se défendre. Ses yeux brillent encore, rouge, veinés, les pupilles explosées. Et puis il y a un éclat, entre les doigts du garçon, quelque chose qui lui fait froid dans le dos et ses yeux qui se brouillent de larmes alors que sa main se pose sur la clé alors que ses doigts se blessent sur les dents d’acier alors qu’il comprend que tout va de mal en pis, que ceux qu’il pensait coupables ne l’étaient peut-être pas, que tout n’est peut-être affaire que d’une méchanceté aveugle, destinée à la première personne qui passe et pas à lui, pas à lui en particulier. Et sa voix oscille, balance, bascule, alors que la petite main tremble, refermée sur la clé :

    « C’est toi qui m’a enfermé ?! Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu me fasses ça, hein ? Pourquoi tu m’as laissé là tout ce temps ?! On se connaît même pas… »

    Et sa voix tremblait alors qu’il secouait furieusement la tête, qu’il s’essuyait les yeux, qu’il bouillait de rage contre cet être aux cheveux bleus qui se croyaient tout permis. Pour qui tu te prends, pour qui tu te prends, pour qui tu te prends, recommençait son cerveau alors qu’il serrait dans ses doigts le pull du garçon, les yeux plantés dans les siens, bourrés de larmes, de colère, d’incompréhension. Pourquoi tu m’as laissé là, alors que tu ne me connais pas ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Son visage se plissa en une moue de dégoût alors qu’il le lâchait subitement, se roulant en boule d’un coup pour étouffer ses sanglots nerveux. Il ne voyait plus la beauté du ciel, plus le calme du lieu, il voyait juste son cauchemar, son incompréhension. Et ses épaules se soulevaient en silence au rythme vicieux de ses larmes silencieuses. Il craquait totalement. Il ne voulait pas que le garçon le voit, il ne voulait pas avoir l’air plus faible encore. Il voulait que l’autre s’en aille, détourne les yeux, le laisse panser ses plaies en solitaire, comme un ours mal léché, comme un adolescent à l’ego blessé.

    « Maintenant, fous le camp, t’es content hein ? C’est bon ? » , renifla-t-il, le visage entre ses bras. « T’as fait craquer le nouveau, l’étranger, le blondinet, ça vous a fait jouir, toi et tes cheveux bleus, de me laisser passer la nuit dans le froid ? Hein ? C’est trop facile de s’en prendre aux gens qu’on cherchera pas. Trop facile. C’est pitoyablement lâche. », ajouta-t-il en s’étranglant à moitié entre ses larmes.

    C’est lâche. Pour qui tu te prends, pour qui tu te prends, pour qui tu te prends.


{Et voilà ! (enfin, tu me diras) J'espère que ça te plaira ♥
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MessageSujet: Re: [Joshua] Just a joke.   Dim 31 Oct - 0:09

Joshua resta interdit face à l'attaque du gosse. Il n'avait pas envie de répondre, bien qu'il y eut beaucoup à dire. Tout comme pour l'autre, c'était un sujet sensible. Un trou immense. Une blessure devenue fontaine sanglante. Dans tous les cas, si sa mère ne lui avait pas apprit la politesse, elle lui avait enseigné une chose importante : les hommes sont des monstres. Josh en était un, lui aussi, comme les autres, mais d'une façon différente. Il était franc et n'avait pas pour habitude de s’apitoyer sur le sort de ces pauvres petits êtres qu'il méprisait. C'est, peut être, pour cela que voir ce si frêle garçon trembler et retenir ses sanglots, ne suscitait chez lui ni inquiétude, ni compassion. Et puis, c'était contre les principes du jeune homme. S’intéresser à quelqu'un, se préoccuper de son sort, c'était quelque part faire un pas en avant, se rapprocher d'une personne, ce qu'il ne voulait pas, tenant trop à sa douce amante : solitude.

Les doigts du blondinet étaient glacés, tandis qu'il récupérait la clé. Joshua le laissa faire. Ca n'avait pas d'importance. Il n'en avait pas besoin ou plus. Clore les portes, ce n'était pas son truc. Les défoncer à coup de pied rageur, puis laisser derrière lui un courant d'air glacial, ça oui. Laisser le soin aux autres de réparer les dégâts et fermer derrière lui, Joshua ne savait faire que ça. C'était sa vie. Ce n'était pas ses portes. Il ne se brisait pas, puisqu'il était déjà détruit, il faisait mal aux autres. Qu'ils souffrent tous, ce petits merdeux hypocrites prêts à hurler "je t'aime" sans savoir ce que ça veut dire. Josh ne prétendait pas connaitre cette chose qu'on appelle amour. Ça non. De toute façon, comment aurait-il pu. On ne lui avait jamais apprit. Sa mère prétendait l'aimer lorsqu'elle le frappait jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, jusqu'à ce qu'il sombre dans l'inconscience. Si c'était ça, alors ça n'en valait pas le coup. Le garçon ne comprenait pas pourquoi les gens tombaient amoureux, puisque cet état de fait rimait avec souffrance. Un peu maso, l'humanité.

Enfin bon, revenons au jeune garçon. Il délirait total, là. Joshua ne comprenait rien à son charabia. De quoi l'accusait-il donc ? De l'avoir enfermé sur le toit ? Et puis quoi encore ?!
L'étudiant laissa le blondinet passer sa colère sur lui, imperturbable, n'esquissant même pas un mouvement pour se dégager, tandis que les petits poings du gosse s'agrippaient à son t-shirt. Le visage fin baigné de larmes aurait pu attendrir plus d'un. Quelque part, dans sa détresse et sa colère il était beau. Ça donnait à Josh l'envie de le détruire plus encore. La beauté n'avait pas sa place ici. Tu DOIS être laid, pauvre gosse ! Mais malgré ses yeux rougis, ses pupilles dilatées, son nez dégoulinant, il y avait en ce garçon quelque chose d'adorable qui insupporter Joshua. Qu'était-ce donc ? Son innocence...

"Tu me fais marrer avec tes histoires. Pour qui me prends-tu ? Pour un de ces imbéciles immatures qui n'ont que ça à foutre que de s’intéresser à des petits merdeux dans ton genre ?"

Et oui, pour Joshua, haïr, c'était éprouver de l’intérêt pour une personne. On ne déteste pas quelqu'un qu'on ne connait pas ou alors on est le dernier des cons qui suit un mouvement. L'étudiant haïssait l'humain en général. Il ne faisait pas de cas par cas. Les gens qu'il croisait le laissaient indifférents. Pourquoi serait-il allé enfermer sur le toit quelqu'un qu'il ne connaissait pas ?
Joshua s'accroupit pour se mettre à la hauteur du gosse.

"Veux-tu que je te dise ? Si j'avais voulu te faire souffrir, j'aurais procédé d'une manière bien différente."

Il obligea le blond à relever la tête sans la moindre délicatesse, agrippant sa mâchoire avec force. Jusqu'à lui faire mal. Jusqu'à imprimer ses empreintes sur cette peau délicate. Pourquoi d'un coup tant de violence et tant de colère. Joshua ne savait pas. Il s'en fichait, en fait, du pourquoi du comment. Ce dont il était sûr, c'est que ça faisait un bien fou et était douloureux en même temps. Peut être que, pour l'étudiant aux cheveux bleu, marquer ce garçon, laisser sur lui une trace de son passage, c'était se prouver qu'il était en vie. Qu'il existait malgré tout et par lui même, mais aussi par quelqu'un d'autre. Hais moi, mon mignon ! Fais moi vivre ! Pense à moi ! Je ne te demande rien d'autre.

"J'aurais brisé ton joli petit corps, en plus du mental. Je t'aurais fait goûter à la douleur d'être prit sans consentement. Je me serais régalé de tes larmes et de tes supplications tout en te baisant. Je n'agis pas dans le dos des gens. Tu aurais donc pu admirer mon visage pendant l'acte, de façon à ce que dans tes cauchemars tu le revois encore et encore."

Joshua lâcha le garçon, se redressant doucement, ses yeux emplis d'une froide indifférence toujours posés sur lui.

"Tu veux que je te dise ? Tu es faible. Je pourrais faire de toi mon esclave sans que tu ne protestes ou ne réagisses."

Ces mots sortirent de sa bouche avec légèreté. En fait, Josh se fichait de tout ça. Il n'était pas venu ici pour extérioriser sa haine, mais pour profiter du paysage et de la tranquillité. Il tourna donc les talons et se rapprocha du bord, pensif, tout en sortant de son sac une bouteille en plastique de laquelle émanait une forte odeur d'alcool.

"La porte est ouverte. Tu as la clé. Libre à toi de la fermer, cependant, je crois que dans ton cas, la porte ne se fermera jamais totalement."

Joshua tourna la tête, lançant un regard en coin au garçon. L'avait-il cerné ? Peut être ou peut être pas. Et puis, qu'importe ?
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MessageSujet: Re: [Joshua] Just a joke.   Lun 14 Fév - 22:13

(Tout ça pour... Ça, tu me diras. Je suis désolée pour la façon dont s'est pourri, tout ça...)

    L’enfant a battu des cils, sous le choc. C’est bizarre, d’entendre cette voix froide, d’entendre ces mots durs, de le sentir se révulser sous lui. C’est étrange, de voir quelqu’un lui parler, à lui. Claquement de langue agacé, les larmes qui refluent, la colère qui prend son essor, qui colore son visage, qui donne un souffle nouveau à ce corps fluet. Il semble plus grand, il semble moins faible. Il semble moins douloureux, moins torturé. Il fait face. Il le fixe. Les mots lui semblent de plus en plus ridicules, de plus en plus stupides et la colère de l’homme qui lui fait face arrache un rire à une part de lui qu’il ne soupçonne pas. C’est pathétique, un être humain, plein de luttes et de passions, de violence et de reddition. Et si l’autre semble plus porté sur la domination, Anh Minh n’en reste pas moins fasciné par la soumission. Et l’autre a dit les mots qui font mouche. C’est un sourire torve qui apparaît sur le visage fatigué, un sourire qui ne devrait pas être là parce que trop mesquin, parce que trop remarquable, parce que trop vicieux. Mais l’autre ne vit pas. L’autre ne vit rien, dos à lui, alors qu’il serrait la petite clé, la fourrant dans sa poche, les mains tremblantes. Il ne le vit pas non plus s’approcher, il ne le vit pas le fixer, détailler avec ironie les moindres traits de son corps, cherchant la faille, le pourquoi, le comment. Il ne trouva pas. Évidemment. Ce n’était jamais aussi facile. Alors Anh Minh gloussa. Alors il s’appuya à la rambarde avec indolence.

    On n’avait jamais trop su quelles passions poussaient l’enfant. On n’avait jamais trop su sur quelle réalité ses pupilles bleus se posaient, repoussant les limites de la sienne de toute la force de ses bras frêles. Lui-même ne savait pas, à vrai dire, et c’est sans doute cela qui expliquait pourquoi il se jetait ainsi à la tête des gens, comme si c’était sans importance, comme si ça n’avait aucun impact. Il jaugea du bout des yeux son interlocuteur, regarda la finesse de ses doigts, les attaches élégantes de ses poignets et eut un petit sourire cruel. Ce n’était pas lui qui pourrait lui faire du mal. Pas physiquement, pas vraiment. C’était bien trop certain, c’était joué d’avance. Ses ongles tapotèrent faiblement sur la rambarde, il se racla la gorge, il lui sourit ; mesquin petit ange.

    « Tu ne serais même pas capable d’asservir un enfant. » Les larmes n’avaient pas encore séché sur ses joues qu’il le toisait déjà avec un sourire malsain. « Mais à ta guise », siffla-t-il entre ses dents. « Essaye donc de me briser. Le plus faible, ce n’est pas celui qu’on menace. Le plus faible c’est celui qui menace mais n’agit pas. N’inverse pas les rôles. »

    Et pourtant lui aussi avait la langue bien pendue, le regard posé sur lui. C’était le premier, au final, à lui parler bien en face, à le regarder dans les yeux. Il n’était pas invisible, pas aujourd’hui, pas maintenant. Ça le rendait heureux. Stupidement, sans doute, aveuglément, très certainement. Il se sentait en vie. Même dans la colère, même dans l’insubordination. C’était déjà ça. Ninh Anh Minh n’avait pas besoin d’affection, il n’en avait jamais exigé de qui que ce soit, parents ou amis. Ça n’allait certainement pas débuter ici, sur ce toit, alors qu’il défiait un gamin mal léché de mettre à exécution des menaces que plus d’un aurait jugé terrible dans la bouche d’un adolescent.

    « Je te méprise, je crois. » Il eut un sourire sardonique. « Si encore tu étais celui qui m’avais enfermé, tu aurais le droit de me menacer. Là, tu n’es rien. Ni pour moi, ni pour ma douleur. Un néant abyssal. » Son regard se troubla. « Tu es beau à regarder mais tu gâches tout dès que tu ouvres la bouche. » Il se pencha vers lui, tout doucement, le regard posé sur ces lèvres qui lançaient, avec acharnement, des blessures par centaine. « Comme c’est triste. »

    Il le provoque avec passion, le pique, l’asticote, il fouille dans son sac fébrilement, pour ne pas y penser, il cherche vaguement sa console de jeu, un bonbon, un dessin, n’importe quoi. Il a faim, au fond. Il est mord de faim, de soif. Il voudrait prendre une douche, dormir, dormir encore et encore, vingt-quatre heures, au moins. Mais il sait bien qu’il ne pourra pas. On est toujours bien trop prisonnier au creux de cette vie. Toujours bien trop. Lui ne voulait plus être prisonnier d’une idée. Lui voulait être prisonnier de quelque chose de concret. Tête-à-claque, il sort un pocky, brûlant consciencieusement le bout, fasciné la lueur du briquet. S’il devait être prisonnier… Pourquoi pas lui ?

    Lui ou un autre, il s’en moquait pas mal, de toute façon. Lui ou un autre, ça ne changeait rien. C’était juste un visage de plus, des blessures supplémentaires, des écorchures aux cœurs qui faisaient vivre tout un chacun.

    Si je dois être prisonnier, si on doit m’attacher. Si on doit me faire du mal. Si je dois vivre par un autre.
    Pourquoi pas toi ?

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MessageSujet: Re: [Joshua] Just a joke.   Dim 17 Avr - 23:01

Le liquide brulait sa gorge, tandis qu'une douce et malsaine chaleur se répandait dans son corps. Ce n'était pas la première bouteille de la soirée et pas la dernière, surement. Deux, ce n'était pas suffisant. Ce n'était pas assez pour endormir son cerveau et son corps. Ne plus rien sentir, ni douleur, ni colère. Tout oublier, comme ça, pour quelques heures, et profiter du spectacle que lui offrait la nuit. Les lumières de la ville, les étoiles et la lune solitaire. Le goulot quitta ses lèvres, tandis que quelques goutent roulaient le long de son menton. Josh ne prit même pas la peine de les essuyer. Ça n'avait pas d'importance. Il n'y avait personne ici à qui il voulait plaire.
Les yeux perdus dans la contemplation du paysage, le jeune homme en oubliait la présence du garçon. Pour lui, celui-ci avait déjà dû fuir. Partir pleurer dans son coin, comme un gosse -ce qu'il semblait être. Il se trempait. Le blondinet semblait être plus fort qu'il ne l'avait cru. Un gloussement se fit entendre à côté de lui. Joshua ne tourna pas la tête. Il n'avait pas envie de comprendre cet étrange changement de comportement qui venait de s'opérer chez l'inconnu. Ni savoir la raison qui le poussait à rester ici, après les paroles si dures que le garçon aux cheveux bleus venait de lui lancer. Ça n'avait pas d'importance, tant qu'il ne le gênait pas. Tant qu'il le laissait vivre cette nuit tranquillement.

Un regard lui brula la peau. Pourquoi le garçon lui accordait-il de l'intérêt ? Josh finit par tourner la tête, pour poser ses yeux -qui ne voyaient plus déjà très clair- sur cet être étrange, capable de passer des larmes au sourire si facilement. Le visage du blond offrait d'ailleurs un étrange contraste. Les lèvres étirées et les joues barbouillées de larmes. Provocant. Oui, c'était certain. Il allait parler, cracher son venin. Joshua ne voulait pas écouter. Il voulait juste qu'on le laisse tranquille. C'est ce qu'il s'efforçait de croire. Être seul, ça n'avait pas d'importance. Pourtant, en cette belle nuit, cette frêle présence s'insupportait moins qu'il ne l'aurait cru.
Les piques partirent d'un coup, brisant le silence, sous le regard interdit du jeune homme. Josh semblait même presque calme, pourtant... Pourtant, au fond de lui, c'était comme une explosion. Il avait envie de rire à la figure de ce gosse qui ne savait rien. Il avait envie de le saisir à la gorge et serrer jusqu'à ce qu'il se taise enfin. Quelque part, cet idiot lui rappelait lui-même, dans sa douleur et sa colère. Le garçon le laissa donc parler, les lèvres pincées. Il le laissa le traiter de lâche, de le mépriser. Jusqu'à n'en plus pouvoir. Alors il but une longue gorgée, à s'en étouffer presque et réagit enfin.

« A quoi tu joues, dis moi ? Je t'ai pas menacé ! Je t'ai juste expliqué comment moi, j'aurais procéder pour te faire mal. C'est quoi ? Tu testes les limites de ma patience ? »

Il referma doucement sa bouteille et se tourna tout à fait vers le blond. La froideur du regarde de Josh en aurait fait fuir plus d'un, mais l'autre, ça devait l'amuser, hein !? Ce gosse avait vraiment envie de se faire violer, là ? Le jeune homme à la crinière bleue en était capable. Il suffisait de demander. Cependant, il n'avait pas envie de rentrer dans son jeu. Il n'avait pas envie de se faire avoir. Le garçon était certain que dès qu'il poserait la main sur le blondinet, celui-ci se mettrait à hurler et fini, sa nuit solitaire.

« Si tu n'as pas envie de m'entendre parler, ferme-là, tout simplement, et admire ou je serais obligé de t'aider. »

Comme pour en faire un exemple, Josh attrapa le gosse par les épaules et le plaqua dos contre la rambarde, tout en se collant à lui. Ses doigts fins glissèrent doucement sur sa peau de velours, jusqu'à sa nuque, pour y saisir fermement quelques mèches blondes. Le souffle chaud du gosse vint délicatement chatouiller le visage de Joshua, tandis qu'il l'approchait de celui de sa victime. Ses lèvres ne firent, tout d'abord, qu'effleurer les deux douces pétales de l'enfant, puis s'en emparèrent totalement, dans un baiser sauvage, dépourvu de toute douceur. En un dernier mouvement, il lui mordit la lèvre, puis recula en titubant légèrement.

« Vas-t-en ! Je ne serais pas tendre. »

Dans l'état où se trouvait Joshua, il suffisait que l'inconnu lui laisse la moindre ouverture, pour que les choses finissent mal. Le jeune homme le savait. Il était capable de réduire cette petite chose en esclavage. Pas seulement pour cette nuit, mais aussi pour toutes les autres. Juste comme ça. Parce qu'il était en colère. En colère contre l'autre qui le provoquait et tentait. En colère contre le monde entier. Josh avait juste mal et voulait partager cette douleur.

« S'il te plait. Pars. Si je te prends, je ne te laisse plus jamais filer. Il n'y aura pas d'amour, juste de la souffrance. »

Décidément, Joshua avait déjà trop bu, pour dire de telles choses. Non pas que c'était faux. C'est juste qu'habituellement, il ne mettait pas des mots sur ses sentiments et attentions. Il agissait, voilà tout.
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[Joshua] Just a joke.
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