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 ...me vois tu ? ~ Libre...

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Sayuri Nichitsu

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MessageSujet: ...me vois tu ? ~ Libre...   Sam 16 Avr - 11:31

    Jolie matinée. Ensoleillée, en plus. Mais cela ne plait pas à tout le monde. En tous cas, dans la chambre, c’est un peu le bazar. Môsieur le furet s’amuse à courir partout et fait voler les feuilles. Mais ce n’est pas important. Assise sur le lit, je regarde le mot que j’ai trouvé ce matin. Il dit simplement « On se retrouve à la boulangerie ». Je ne sais même pas de qui il est et encore moins pourquoi il était posé là, dans le couloir, devant ma porte de chambre. Je ne connais pas grand monde, et encore moins des personnes qui voudraient me revoir. A part une, mais c’est différent… Je soupire donc, ce mot ne m’est pas destiné. Je quitte donc la chambre et repose le mot où je l’ai trouvé. On ne sait jamais, si la bonne personne tombe dessus. Le petit furet blanc me suit et je l’attrape, servant de transport en commun, comme souvent. Il ne manquerait plus que quelques mouches, ou des jolis papillons ! Je quitte cet endroit qui est le lycée, et me met à réfléchir. Ce mot m’intrigue. Je pourrai repartir et l’oublier, mais… Je retourne plutôt le chercher, et m’enfuis avec. Enfin, je ne cours pas, mais le garde entre mes doigts, me mettant à marcher en ville. Le soleil est tellement fort que j’ai l’impression d’être une limace. Ben quoi ? C’est aussi rapide, ça n’a juste pas de coquille, c’est tout. Je ne me cache derrière rien.

    J’attrape le petit animal et le prend plutôt dans mes bras. Il me tient chaud, mais tant pis. Je me dirige donc vers la ville, les magasins. Mais où peut donc être la boulangerie ? Je ne me rappelle pas en avoir vu depuis mon arrivée. Et puis, et puis. Il y a plein de gens, ici. Avançant lentement, je frôle les vitrines et regarde à l’intérieur, cherchant à ne croiser aucun regard, avant que le mien ne revienne se reposer sur le sol. Boulangerie, pâtisserie… serait-ce la même chose ? Tant qu’il y a des gâteaux, je pense que ça peut le faire. Parce qu’en fait, je viens d’apercevoir des gens qui semblaient porter des paquets contenant des gâteaux. Je n’en suis pas sûre, mais je vais dans leur sens opposé, donc je me dirige peut être au bon endroit. Et, au bout d’un moment, m’y voilà arrivée. Il y a du monde. En même temps, vu l’heure… Il doit être dans les environs de midi. Je chiffonne un peu le papier et vient faire la queue.

    Les petites vitrines renfermant tous les gâteaux me semblent loin, il doit bien y avoir une dizaine de personnes devant moi. Mais il y en a aussi, déjà, quelques unes derrière. Ça avance lentement. Doucement. C’est long. Et j’arrive enfin aux endroits où les pâtisseries sont exposées. Je les regarde, et vérifie régulièrement que le furet ne bouge pas pour aller se précipiter sur elles. Tout ceci me tenterait bien, mais cela ne se voit pas sur mon visage. Les mèches retombent devant mes yeux, étant donné que j’ai la tête légèrement baissée. On continue d’avancer, je n’ai pas fait mon choix. J’arrive enfin à l’endroit où deux-trois vendeuses se démènent pour satisfaire tous ces clients. On me demande gentiment ce que je veux. Mais je reste silencieuse, la tête baissée. Il y a un problème. Je n’ai pas d’argent. Je ne possède rien d’autre que mes vêtements. Hum, le furet ? Il n’appartient à personne. C’est un ami, tout simplement. Je reste donc là comme un piquet, pendant un instant, et me mets même à trembloter. Les gens me regardent. Je le sais, je le sens. Je ne regarde toujours pas la vendeuse. Les gens derrière grognent, je n’aime pas ça. J’observe le sol, en silence, tentant de m’empêcher de m’enfuir en courant. La vendeuse passe à autre chose, elle va voir quelqu’un d’autre et me laisse là. Les gens qui ont fini leur commande passent à côté de moi. Je n’existe pas ? Ils ne semblent pas me remarquer. L’un d’eux me pousse, même, et ne s’excuse même pas, un peu comme si j’appartenais aux murs et que je n’étais personne. C’est dans ces moments là que je peux comprendre pourquoi il m’avait appelée « Esprit Sayuri ».
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Tsukasa Domyoji
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MessageSujet: Re: ...me vois tu ? ~ Libre...   Ven 22 Juin - 16:23

Une journée comme une autre. Le soleil semblait être au rendez-vous. Tsukasa pouvait voir le beau temps qu'il faisait à travers sa fenêtre immense. Un petit bâillement lâchait par le fan de mangas anticipant déjà, l'ennuie profond qui l'attendait. Aujourd'hui, le jeune homme n'avait rien à faire. Disons plutôt qu'il avait envie de rien. Bien qu'il était inscrit dans un nouveau lycée, celui-ci n'avait pas encore fait sa rentrée. Son nouveau passe temps qu'allait devenir le lycée Shimizu ne l'intéressait pas pour le moment. Domyoji décida donc de faire une balade dans son nouveau quartier. Bien évidemment, il prenait soin de s'occuper de ses cheveux. Ou plutôt, disons que son coiffeur faisait tout le travail. Une bonne demi-heure à travailler sa coupe. Comme à ses habitudes, son style vestimentaire ne changeait pas. Munit de sa longue veste blanche et de son manga, le jeune prince s'en alla faire une petite ronde vite fait. Une fois descendu de son royaume, cinq voitures semblaient l'attendre en bas. Le solitaire se contenta de lever la main droite pour les faire disparaître à la seconde même. Pour une fois, le jeune homme pensa bon de se promener à pied. Celui-ci était plutôt de bonne humeur.

Accompagné de ses dix gardes du corps, le jeune brun ne passait pas inaperçu. Avec ces accessoires « bling bling », ses vêtements chics, ses hommes qui le suivaient juste derrière lui... Le fan de manga était bien évidant qu'il allait se faire remarquer. Le jeune prince s'en fichait un peu. A vrai dire, il ressemblait plus à un Yakuza qui aurait fait du mannequinat qu'autre chose. La plupart des gens devaient certainement s'interroger sur son identité. Il fallait dire que l'empereur ne parlait jamais de son fils dans ses conférences de presse ou autre. De plus, Tsu s'était éloigné de son père. Disons que les deux ne cherchait pas vraiment à se contacter. C'était peut-être mieux ainsi. Bouquinant son tome sans se soucier des feux, le fils de l'empereur marchait sans trop savoir où il allait. Par moment, il levait la tête histoire de lancer un bref coup d'oeil sur les environs avant de plonger une nouvelle fois ses yeux dans son petit livre. Par moment, Domyoji rentrait dans certains magasins, regardait quelques objets inintéressant des yeux avant de ressortir aussitôt, toujours aussi concentré dans sa lecture. Par moment, sans prêter attention, celui-ci poussait les passants avec arrogance. Cependant, personnes n'osaient dire le moindre mots, vu le nombre de gorilles qu'il traînait derrière lui.

Bien que son manga semblait plus intéressant que cette ville tout entière, il lui arrivait par moment de redresser la tête pour croiser le regard de certaines personnes. Dans leurs pupilles, on pouvait dissimuler de la crainte, de la terreur, de la peur... Tous les mêmes. Dans ce monde auquel Tsukasa appartenait, l'argent rimait avec la force. Richesse rimait avec puissance et... Fortune rimait avec terreur. C'était donc vrai : L'argent ne fait pas le bonheur. Pour le jeune homme, son fric ressemblait plus à une malédiction qu'à autre chose. Si vivre rimait avec argent, richesse et fortune, alors on pouvait confédérer que Domyoji n'avait plus aucune raison de vivre. Dix-huit ans et il n'avait déjà plus aucune raison de vivre. Avec son fric, il pouvait avoir tout ce que n'importe quel homme rêverait d'avoir en une seule vie. Lui à qui Dieu avait tout donné, que pouvait-il espérer de plus ? C'était une triste vision des choses pour quelqu'un qui avait tout. Quelle déchéance... De son air dépressif, il soupira discrètement avant de se remettre à lire.

Doublant et bousculant certaines personnes avec arrogance et mépris, Domyoji arriva en tête de file. Le jeune riche ne prenait même pas la peine de s'excuser, tellement celui-ci était plongé dans son manga. Arrivé devant le comptoir, le silence régna. Statique, les deux mains maintenant les extrémités de son tome, il lisait tranquillement sans se soucier du monde qui l'entourait. A vrai dire, au beau milieu de cette boulangerie, il était clair qu'il semblait venir d'un autre monde. Ses hommes l'entouraient. La boulangère paniquait. Peut-être pensait-elle qu'il allait faire un holp-up ! Fermant son livre avec lenteur, le lycéen le rangea dans sa poche arrière. A cet instant, à sa droite une jeune femme se tenait là. Depuis combien de temps était-elle là ? Dans ses yeux, étrangement Tsukasa sentait une chose familière. De la solitude ! La transparence.. Le fait de se sentir inutile et impuissant. Se sentir seul, perdu au milieu d'un monde qui n'était pas le nôtre, un univers qui ne nous appartenait pas. Un enfer pas fait pour nous. Seul... Sentir qu'on ne manquera à personne si jamais on mourrait. Se dire que finalement, personne nous aura en mémoire. Se dire qu'on existait pour personne. Se dire que personne ne nous remarquera, que personne ne faisait attention à nous. Se dire que tout simplement, cette vie n'était pas la nôtre, mais celle d'une autre personne...


-" ... "

Malgré son air de dépressif, le fils de l'empereur continuait de la regardait avec des yeux de fils de riche. Un regard intense à en faire rougir plus d'une. Ses pupilles noisettes pétillantes étaient figées sur elle. De la puissance et de l'élégance ! Voilà ce qu'on pouvait lire dans les yeux du jeune homme. Rapprochant sa tête de la jeune femme qui tremblotait, le jeune prince se pencha légèrement vers l'avant de sorte à ce que leurs pupilles soient face à face. C'était peut-être qu'une impression, mais elle semblait être gênée par sa présence. En tout cas, elle n'était pas du tout à l'aise. Quoi de plus normal, un homme accompagné d'une dizaine de gorilles qui vous fixez... Vous vous pisseriez certainement sur vous même, n'est-ce pas ? Comme pour la rassurer, Tsukasa esquissait malgré son air de dépressif, un petit sourire en coin. « Hey ! Tu n'es pas seule. Notre cas n'est pas désespéré. » Voilà ce que signifiait se sourire. Il aurait tout simplement très bien put lui dire, mais le solitaire se contenta de lui sourire. Pourquoi ? Aucune idée, probablement une simple envie. Sans la quitter des yeux, s'adressant à la boulangère d'une voix douce et limite sensuelle, Domyoji prenait la parole :

-" Un pain aux raisins, s'il vous plaît. "

Le jeune homme restait un long moment, silencieusement face à face avec la jeune inconnue. Bien sur, les gens qui attendaient derrière semblaient frustrés. Mais personne n'osa prononcer le moindre mot. Lorsque la jeune boulangère déposait le pain aux raisins sur le comptoir, le jeune homme s'en empara avec délicatesse avant de remercier poliment la boulangère. Il jeta une dernière fois un regard de pur tombeur avec un petit sourire en direction de la jeune et silencieuse inconnue avant de lui tourner le dos et de s'en aller. Accompagné de ses hommes robustes, les gens s'écartaient laissant accès à la sortie. Tel un prince avec sa longue veste blanche, il s'en alla grignoter la main gauche dans la poche et la main droite grignotant son pain aux raisins. Quelques minutes plus tard, Tsu jeta son emballage dans une poubelle. Mettant ensuite ses mains dans ses poches, il se dirigea vers le parc qui se trouvait à proximité. Tâtant sa fesse droite, le jeune brun se rendait compte que son tome n'était plus dans sa poche arrière. Vérifiant une deuxième fois, le solitaire s'arrêta au beau milieu de la rue. Les voitures freinaient bruyamment, klaxonnant. Un vent s'éleva. Quelques mèches passaient devant ses pupilles lui donnant ainsi un regard froid. Le vent faisait virevolter le bas de sa veste et ses cheveux. Sans son tome, sa journée allait devenir d'un ennuie mortel. Le regard perdu dans le vide, Tsukasa remit ses mains dans ses poches et il reprenait sa route en direction du parc, comme si de rien était. A travers ses mèches, on avait bizarrement l'impression qu'une certaine colère l'avait envahi. Était-ce qu'une impression ? Ou alors...

-" Un problème monsieur ? "
-" ... Non, aucun. "
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Sayuri Nichitsu

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MessageSujet: Re: ...me vois tu ? ~ Libre...   Ven 22 Juin - 17:00

    C'est en attendant, perturbée...qu'un inconnu finit par pointer le bout de son nez, juste devant moi. Sur le coup, cela me perturbe encore plus que je ne l'étais, mon corps continuant de trembler comme une feuille. C'est alors que je commence à chercher comment fuir son regard. Étant donné qu'il était plutôt vers le bas, ce n'est pas forcément simple. Regarder en l'air n'est pas la bonne solution non plus. Je risque fortement de voir ces boulangères. Je trouve alors une autre solution. Je me mets à observer une autre partie de son corps que ses yeux, plus précisément son épaule, bien que quelques coups d’œil curieux sont parfois envoyés sur lui. Ceci me permet de regarder son sourire, que je ne comprends pas. A quoi bon sourire ? C'est si inutile... C'est alors que ses mains vont se balader vers la friandise, et qu'il me tourne le dos avant de quitter cet endroit. Quel soulagement ! Peu de temps après qu'il ait quitté cet endroit, le petit animal qui était posé sur mon épaule la quitte et s'enfuit en courant. Je commence à m'élancer pour le suivre, mais la voix d'une des boulangères m'arrêter.

    « Prenez ceci et allez vous-en. » ; me dit-elle.

    D'une voix peu agréable, en plus de cela. Elle me tend alors un livre, que j'hésite à prendre. Pourquoi elle devrait me passer cela ? Il semblerait qu'il appartenait à la personne qui était passée avant. Elle pense peut être que je le connais. Ce n'est pourtant pas le cas, mais tant pis... Mes doigts finirent par l'attraper, avant que je ne sorte de cet endroit à toute vitesse. Pour une fois, sans me préoccuper des regards alentours, j'observe partout. Ma tête passe de la gauche à la droite à toute vitesse. Quelques mètres plus loin, devant moi, j'aperçois ce furet. Je me mets alors à courir afin de le rattraper, à petite vitesse.... Mais il semble avoir ralenti et, devant lui, une dizaine de personnes marchent. Enfin, ils sont nombreux et... trop grands. Je m'arrête de courir quand environ cinq mètres me séparent d'eux. Je marche tranquillement derrière, en tenant le livre dans mes mains...et j'observe leurs pieds. Le furet grimpe sur ma tête, et je l'aide bien sûr, histoire qu'il ne déchire pas ce qui recouvre mon corps... Je reste silencieuse à les suivre, en me doutant qu'ils ne risquent pas de me remarquer avant un certain temps. Mais tant pis...

    [ Je ne pense pas que j'écrirai autant que toi >.> ]
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Tsukasa Domyoji
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MessageSujet: Re: ...me vois tu ? ~ Libre...   Sam 30 Juin - 0:19

Spoiler:
 


Le jeune brun se dirigeait vers le parc. La perte de son tome le dérangeait assez. A vrai dire, Tsukasa aurait très bien put faire demi-tour pour aller le chercher, mais encore fallait-il avoir la foi de le chercher. A cet instant, le fils de l'empereur s'en voulait d'avoir choisi la promenade à pied. Si le solitaire avait fait le tour du quartier, Domyoji n'aurait certainement pas perdu son livre. Bon sang... Finalement, cette journée allait être ennuyeuse. Sans son bouquin, comment allait-il faire passer le temps ? Accompagné de ses dix gorilles en costard noir, Domyoji pénétra le parc sans vraiment se soucier des quelques gamins qui s'amusaient à glisser sur le toboggan. Non loin de là, se trouvait deux balançoires. Soupirant déjà, le fan de mangas s'essaya en prenant bien soin de ne pas froisser sa veste longue blanche luxueuse. Une nouvelle fois, un simple geste de la main afin d'éloigner ses gardes. Le nouveau lycéen de Shimizu voulait rester seul un petit moment. Faisant de petits balancements, regardant ses chaussures blanches, le jeune riche méditait sur lui même. Perdu dans ses pensées, le jeune héritier retraçait les événements de sa vie qui l'avaient marqué. Un vent se leva, venant faire basculer son col qui caressait ses joues...

Combien de temps ? Combien de temps cette vie ennuyeuse allait durer ? Combien de temps le solitaire allait-il vivre sans se soucier de son avenir ? Continuer à avancer sans but précis dans la vie... Quelle horrible sensation ! Les gens devraient s'estimer heureux d'avoir des conditions modestes. Lorsqu'on est modeste, on a toujours une raison d'avancer dans la vie. Que ce soit l'argent, l'avenir, ou en amour. Vivre ainsi permet d'avoir toujours un but dans la vie. Tsukasa avait déjà tout l'or qui lui fallait. Son avenir ? Déjà tracée. Fils du symbole du Japon, le beau prince ne pouvait que devenir l'héritier. Quant à l'amour... Inutile d'y songer. Ses expériences lui avaient appris que l'amour ne rendait pas heureux. Ce n'est qu'une vulgaire illusion qui se terminera un jour ou l'autre. Et ceux qui pensaient que rechercher un autre amour était une raison suffisante de vivre, n'étaient que des idiots. Dieu nous observe. Dès les premiers sourires, dès les premiers mots d'amour, celui-ci inscrira sur son cahier de la mort, le nom de votre bien aimée, vous privant ainsi du bonheur éternel que vous chérissez tant. Regardant dans le vide, le futur symbole du Japon afficha un air de dépressif...

Alors qu'il était songeur, Tsukasa vit non loin de là, une jeune fille non loin de là. Dans un premier temps, le jeune brun ne la reconnaissait pas. A vrai dire, Domyoji ne retenait pas facilement le visage des personnes qu'il venait de rencontrer. Continuant ses balancements tout en fixant sa petite bouille, le nouveau lycéen de Shimizu finissait par la reconnaître après de longues secondes. Esquissant comme à ses habitudes un faux sourire en coin, en direction de celle-ci. C'était dingue comme elle avait l'air si timide ! Avec sa petite coupe de cheveux, ses yeux tout mimi... Bien que mignonne, cela lui donnait aussi un air enfantin. Avec cette tête, il y avait très peu de chance que cette petite soit une mauvaise personne. Cela dit, les apparences sont parfois trompeuses... Elle restait à l'écart comme si elle avait peur. L'avait-elle suivi depuis tout ce temps ? En l'observant avec attention, le jeune brun se rendait compte qu'elle détenait dans sa mains, le tome que le solitaire avait perdu auparavant. Prenant soudainement un air sérieux, le jeune riche effaça immédiatement son sourire.


-" … "


Freinant ses balancements en posant ses semelles de ses chaussures sur le sable, Tsu se contenta de rester assit sur la balançoire. La fixant avec des yeux intenses, le jeune solitaire lui faisait signe de s'approcher avec son index. Élargissant ses lèvres en laissant transparaître un faux sourire charmeur, le prince voulait l'inviter. L'avait-elle volée ? Ou peut-être l'avait-elle trouvée ? De plus, pourquoi le suivre tout ce temps sans rien dire. Étrange... Remarquant la présence de la jeune femme, les gardes avaient fait un mouvement vers l'avant. Le fan de manga les stoppa d'un simple mouvement de la main droite. Après quoi, ils restèrent éloignés à environ une vingtaine de mètres. Par la suite, le jeune riche invita une nouvelle fois avec insistance, la jeune adolescente qui semblait faire preuve d'une grande timidité. Sans aucun sourire, tel l'homme riche et puissant qu'il était, Domyoji attendait avec patience les explications de la jeune femme. Bien que celle-ci ne semblait pas très bavarde, le jeune homme comptait bien lui faire cracher quelques mots. Le regard neutre, presque froid avec les mèches de cheveux qui tombaient juste devant ses pupilles pétillantes, le jeune riche observait en silence l'inconnue qui s'approchait de plus en plus de lui.
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MessageSujet: Re: ...me vois tu ? ~ Libre...   Jeu 5 Juil - 19:57

    [ C'est pas un problème, en plus je mets quasiment autant de temps donc bon ^^ ]

    Je continue tranquillement de les suivre, tandis que je finis par me perdre dans mes pensées. Je vois à peine où je marche, mais tant qu'ils sont là, tout va bien, je pense. En fait, je me demande qui est cette personne. En tous cas, sûrement quelqu'un d'important, avec autant de gorilles derrière lui... Oui oui, ils font penser à des gorilles. Mais encore plus grands que ceux-ci. Enfin, j'ai jamais vu de gorilles donc je ne saurai pas dire si c'est vrai. Mais ceux que l'on voit à la télé leur ressemblent. Quoiqu'un gorille a l'air d'avoir une expression un peu plus...bête, si on veut. Après ces quelques pensées... qui ne servent à rien, je l'avoue, je remarque que nous nous trouvons dans un autre lieu. De l'herbe. Et vu qu'il semblerait qu'il y ait un très grande surface, cela pourrait être... un jardin, un parc, un truc qui sert à rien. Les gorilles se dirigent vers un certain endroit, et devant moi apparaît la personne... qui m'a "embêtée" dans la boulangerie. Je m'arrête alors à une quinzaine de mètres de lui, tout en observant un peu les alentours. Cette personne vient s'installer sur une des balançoires. Je viens me planter dans son champ de vision, presque face à lui et j'observe ses pieds qui se balancent au rythme du mouvement qu'il crée sur cette balançoire.

    C'est alors que... Je ne sais pas pourquoi, mais je relève légèrement ma tête vers la zone où il se trouve. Cette impression est alors vérifiée. Du moins, pas totalement. Mais, il me semble que c'est le cas. Son geste me le prouve ensuite. Du doigt, il m'invite à m'approcher. Chose que je ne fais pas maintenant. D'ailleurs, son autre main m'en empêche. Je ne sais pas pour qui elle est destinée, mais elle se lève, comme pour stopper quelqu'un. Cependant, ce n'est pas pour moi, enfin je ne pense pas, puisqu'il me fait à nouveau signe de m'approcher. J'hésite pendant quelques secondes, avant de commencer à m'approcher lentement. Doucement, la distance me séparant de lui diminue. Je ne l'observe toujours pas dans les yeux, cette idée là ne m'est pas non plus passée par la tête. Je regarde toujours ses doigts, me demandant s'il va refaire un autre signe ou non. Ce qui n'a pas l'air d'être le cas, puisque me voilà maintenant à environ un mètre de lui. Je fais un dernier pas avant de m'arrêter, à quelques centimètres devant lui. N'observant pas directement son visage, je resserre un peu plus son livre dans mes bras, sans savoir pourquoi. Je soupire alors, avant de le lui tendre tout aussi lentement, mes bras tremblant légèrement.

    « J-je .... l-la b-bou... i-il .... »
    ; dis-je d'une voix calme, tremblante et faible.

    C'est alors qu'un truc, le furet, saute sur le bouquin. Je suis alors tellement surprise que je lâche le livre, le faisant tomber avec le petit animal qui se sauve à toute vitesse. Je l'observe partir, en me disant qu'il reviendra. Sûrement ici, d'ailleurs. Je m'accroupis alors pour reprendre le manga du bout des doigts, avant de me redresser et de le lui tendre à nouveau. Cette fois-ci, sans risques...
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Tsukasa Domyoji
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MessageSujet: Re: ...me vois tu ? ~ Libre...   Jeu 19 Juil - 14:01

Mignonne ! C'était probablement le mot qui allait le mieux avec cette inconnue. La pauvre... Devant la prestance écrasante du fils de l'empereur, la jeune adolescente semblait perdre tout ses moyens. Quoi de plus normal. Lorsque vous faites face à un individu accompagné d'une dizaine d'hommes... Enfin, c'était une habitude. Le milieu aristocratique faisait toujours aussi peur aux gens. Selon la logique de certaines personnes, plus on était riche et plus on était puissant. Ce n'était pas totalement faux. Balbutiant quelques choses d'assez incompréhensible, Tsukasa se tut, continuant à faire de petits balancements, à la balançoire laissant ainsi de petits grincements. Le vent se leva et le silence apparut au milieu de ce parc. Pendant quelques secondes, Domyoji se contentait de la regarder sans prononcer le moindre son. Étrangement, le lycéen de Shimizu déposa le regard sur le petit furet qui se trouvait au niveau de sa poitrine. Depuis combien de temps était-il là ? Au moment ou le jeune prince s'apprêtait enfin à lui répondre, comme si son regard posé sur l'animal avait troublé celui-ci, il bondissait sur son tome avant de s'enfuir quelques mètres plus loin.

Lorsque le manga chuta au sol, le jeune brun arrêta brusquement ses balancements. Bien qu'elle ne l'ait pas fait exprès, le futur symbole du Japon prenait grand soin de ses tomes. Tout au long de sa vie, il n'avait jamais fait tomber le moindre manga, quelque soit le bouquin. A première vu cela peut paraitre anodin, mais aux yeux du jeune riche c'était à la limite du supportable. Fixant avec attention le livre qui se trouvait par terre, son regard était devenu d'un neutre inquiétant. Pendant un court laps de temps, il avait écarquillé des yeux devant cette scène. C'était à cet instant que cette inconnue se pencha pour ramasser son bouquin du bout des doigts et avec délicatesse. Par la suite, l'adolescent fixa la jeune femme à travers ses mèches qui passaient devant ses pupilles. Savait-elle à qui elle avait à faire ? Avant de se saisir du livre, le prince prenait le temps de la regarder de haut en bas. A première vu, on avait l'impression qu'il l'inspectait de haut en bas. Mais en réalité, c'était une façon de montrer son mépris pour l'individu qui se trouvait face à lui. Elle semblait si... Banale.

-" ... "


Tendant sa main droite avec lenteur et mettant en évidence ses bagues et son bracelet luxueux, Domyoji se saisissait de son tome qu'il avait perdu. Sans le moindre remerciement, le jeune brun feuilleta à la va-vite son manga histoire de voir s'il n'avait pas été égratigné par la chute qui précédait. Ouf ! Heureusement pour elle, aucun dégâts. Cela dit, cette jeune inconnue s'était donnée la peine devenir jusqu'ici pour le lui rendre. Et si... Pour une fois ! Tsukasa arrêtait de jouer les ingrats et la remercier ? D'un regard puissant et remplit d'étoiles pétillantes, l'unique fils de l'empereur observa la jeune adolescente en inclinant légèrement la tête de deux centimètres vers la gauche. Un petit sourire en coin se dessina sur son visage qui jusqu'à présent, était si fermé. Ce faux sourire, c'était juste histoire de la rassurer et de la mettre à l'aise. Finalement, la timidité de celle-ci l'avait touché. Il était grand temps de la remercier...

Soudainement, le furet de tout à l'heure refit son apparition. Avec ses toutes petites pattes, il fonça à toute vitesse en direction du prince avant de s'arrêter à ses pieds. Tsukasa le regarda dans un premier temps d'un air hautain. Le furet le regarda, puis il se lécha la patte tel un chat. Toujours assit sur sa balançoire, le jeune riche se pencha en direction de l'animal et il lui ouvra la paume de sa main gauche. L'animal avança, renifla pendant quelques secondes la main du jeune homme avant de grimper sur sa paume et de courir à toute vitesse le long de son bras gauche. Par la suite, le furet s'amusa à faire le tour de son cou, grignotant par moment la chaine en argent de Domyoji avant de s'allonger sur sa nuque, la queue pendante le long de son épaule. Ses petites pattes étaient très chatouilleuse. Avec ses poils, il ressemblait plus à une écharpe qu'à un animal. L'avoir derrière sa nuque donnait une sensation très douce et agréable. * Amusant. * Oubliant pendant un court laps de temps la présence de cette inconnue, le prince essayait tant bien que mal de ne pas céder à ses petites chatouilles. Puis, regardant la jeune femme avec un large sourire, tout en inclinant la tête de sorte à observer l'animal, Tsu s'adressa à celle-ci.

-" Mignon. Comment s'appelle-t-il ? "
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