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 L'amour n'est impossible que si l'on y croit pas. [PV Abby.]

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MessageSujet: L'amour n'est impossible que si l'on y croit pas. [PV Abby.]   Mer 11 Mai - 3:54

Déjà plus de 18h... Ou comment anéantir son horloge biologique. Himami était un pro en la matière: vivant la nuit et se levant alors que les autres rentraient de leur boulot... Autant dire qu'il avait une vie sociale des plus débordante. M'enfin, il n'avait pas à se plaindre étant donné que lui seul avait choisi ce mode de vie atypique et qu'il gérait ses horaires pour travailler.
La veille, son éditeur lui avait expressément dit que ses planches devaient être prêtes pour le sur-lendemain. Misère... Himami n'avait pas eu l'inspiration – il fallait bien l'avouer – et ne s'était mis à la tâche qu'à la dernière minute, sautant heures de sommeil et repas pour être dans les temps. Il avait bien essayé, plus tôt dans la semaine, de pondre son travail, mais rien n'y avait fait, cela ne venait pas. Le scénario qu'on lui offrait n'avait rien d'intéressant cette fois-ci et il dû travailler dans l'urgence pour faire un truc « convenable » à ses yeux de perfectionniste. Tant pis après tout, on ne lui demandait « rien de plus » que de dessiner...

C'est pour ça que cette nuit là, il s'était acharné, planches après planches, pour que son travail soit clos et qu'il en soit ainsi « débarrassé». C'était pour ça et aussi parce que... Parce qu'il devait sortir le soir suivant.

Ce soir... Il s'était donc levé peu avant 18h pour être fin prêt pour son « rendez-vous ». Il n'avait pas vraiment envie d'y aller, mais son ami avait été des plus insistant et des plus convaincant. Et comment lui dire non à lui, le seul véritable ami qu'il ait sans doute jamais eu ? Même au delà du temps et des distances leur amitié avait tenu. Il le connaissait sans doute mieux que quiconque ici et partout ailleurs où le jeune Himami avait dû poser ses valises. Et dès qu'Himami fut de retour sur sa terre natale, Yumeko l'avait accueilli à bras ouverts, reprenant sans transition aucune leur relation comme si les années n'avaient rien changé...

Fraichement sorti de sa douche, c'est vers sa penderie que le brun traina les pieds, baillant au passage et se passant la main sur son visage encore marqué par le sommeil dont il s'était presque douloureusement extirpé. Il enfila ce dont il s'habillait habituellement, sans superflus ni apparats: le naturel rend toujours mieux à ce qu'on dit... Il ajouta juste un accessoire qu'il ne sortait que pour quelques rares occasions, une traditionnelle cravate lavallière.
Après un bref coup d'œil, Himami jugea qu'il serait bon de se presser. Le restaurant n'était peut-être pas loin, mais encore fallait-il arriver à l'heure pour faire bonne impression... Faire bonne impression. L'ébouriffé se prit à pouffer de rire. Comme si lui pouvait arriver en retard ? Lui, ce jeune éphèbe aux vieilles manières et à la galanterie à outrance. Lui, ce jeune homme dont l'éducation entière semblait être un anachronisme parfait.

Finalement près, il enfila sa veste, ébouriffa – encore – ses mèches brunes, soupira d'angoisse et passa sa porte pour enfin se mettre en route.

__________ FlashBack.

Le loup solitaire marmonnait, bloquant son téléphone contre sa joue à l'aide de son épaule.

Yumeko: Naaah Him', ramènes donc tes fesses, ça te fera sortir un peu !
Himami: Heu... Je suis occupé, ça suffit comme excuse ? Un autre soir...
Yumeko: Non. Non ! Tu travailles trop, tu vas te crever à force de rester enfermé ! Si tu viens pas j'viens te chercher, alors demain soir t'es là-bas. J'ai déjà dit à ma pote que tu venais, alors pas de coup bas, t'as intérêt à y aller.
Himami: … Je suis un cas si désespéré que ça pour que mon vieil ami veuille me caser et porter la casquette d'agence matrimo' ? Écoute, j'te promets rien, mais j'essaye okay ?
Yumeko: Demain soir, 19h tapante au resto' Moonlight. Et ramène moi une bouteille au passage, que j'ai de quoi m'occuper chez moi et pour me remercier hein.
Himami: Une bou... Allô ?

Une fois n'est pas coutume, son malotru d'ami lui avait raccroché au nez sans réclamer son dû.

__________ Fin du Flashback.
Bah... A bien y réfléchir, il n'avait pas tord au fond. Depuis qu'il travaillait, Himami n'avait pas eu beaucoup de temps à lui, toujours tiraillé entre plusieurs projets et contrats. Il se plombait sans doute la santé certes, mais quand on est passionné – ou dans l'obligation – on ne compte pas nos heures... Et c'est ce qu'était notre cher jeune homme: un passionné se jetant aveuglément, corps et âme dans ce qui lui tenait à cœur. Cœur qu'il avait vaste, ce grand « gamin ». Mais ça, il ne le savait que trop peu encore.

Il n'eut toutefois pas le temps de prolonger sa réflexion: il buta contre un obstacle assez corpulent.

    - Qu...? Yume' ?! Qu'est-ce...
    - Blablate pas trop gringalet, on décolle !

Aussi tôt dit, aussitôt fait, son ami qui - semblait-il – n'avait pas eu confiance en l'assurance plus que bancale du jeune mangaka, était venu le cueillir pour l'accompagner lui-même, sous bonne escorte donc, à son lieu de rendez-vous.

En chemin, ils parlèrent de tout et de rien, Yumeko essayant de lui occuper l'esprit pour ne pas qu'il angoisse « trop tôt ». Il le connaissait bien cet Himami... Et plus ils s'approchaient de leur destination, plus ses pas se faisaient hésitants... Il avait grandi le plus souvent seul et n'avait pas tout à fait foulé au pied sa vieille amie la Timidité... Connaissance dérangeante qui pointait le bout de son nez à l'instant même où il se rendait au restaurant. Pfeuh, il n'avait pas faim en plus de cela. Pourquoi était-il nerveux ? Hm. La réponse coulait de source à ses yeux. Il rageait intérieurement: la simple présence d'une fille avait le don de le bloquer quelque peu. Combien de fois lui avait-on rit au nez à cause de ses manières d'un siècle passé ? Combien de fois avait-il entendu qu'il ne serait « jamais rien d'autre qu'un très bon ami sur lequel on pouvait toujours compter »...

Le jeune homme fit volte-face, tournant vivement les talons et accélérant le pas. Il rebroussa chemin, tiré de force par son ami pour finalement retourner dans la bonne direction. Oui, on pouvait voir en dehors le conflit qui le rongeait en dedans. Toujours aussi sûr de lui, il ferma les yeux, pesta et s'ébouriffa la tignasse. Il soupira longuement, s'arrêtant devant une épicerie. La bouteille ! Yume sourit et l'attendit dehors. Cet ivrogne aimait la vieille vinasse rouge... Tseuh. Grand bien lui fasse, Hima' lui trouva une bouteille qu'il lui lança avant de rependre leur route, sa tête enfoncée dans ses épaules.

18h56. Himami soupira, la main sur la poignée du restaurant. Il arrivait à l'heure, c'était déjà un bon point pour lui. Il rit, un rire étrange qu'on aurait pu prendre pour un rire malsain. Il riait de lui-même à dire vrai: lui seul sans doute avait encore cette obsession de ne jamais, ô grand jamais, arriver en retard à un quelconque rendez-vous. Aujourd'hui la jeunesse n'en avait plus cure, souvent... C'était indéfectible, Himami avait l'air d'un jeune homme d'une autre époque.
Il tourna ses pupilles charrons vers son ami, intrigué alors qu'il le voyait reculer.


    - J't'accompagnais juste moi, à toi d'jouer, je vais pas te tenir la main !

C'est sur ces mots qu'il trottina plus loin pour finalement disparaître au coin de la rue...
Aoutch... Himami seul avec une fille... Épique, cela allait sans doute être épique. Pour elle. Et humiliant pour lui. Bah...

° Diantre ! ° pensa-t-il... Il lui manquait un truc: un présent. Une fleur ! Il tourna sur lui même pour apercevoir plus loin, inopinément, un fleuriste. Il y trouverait sans doute ce qu'il lui fallait. Il fureta à la va-vite sachant déjà sur quoi allait porter son choix. Quand il eu trouvé l'objet de ses recherches, il retourna en toute hâte à l'entrée du restaurant. Entrée qu'il franchie sans réfléchir, sans hésiter... Il s'avança lentement et alla voir un serveur pour annoncer qu'il avait sans doute une réservation à son nom. Prévisible de la part de son ami... Le serveur l'accompagna alors à une table avant de le laisser seul pour repartir, délestant par la même occasion le jeune homme de sa veste.
Il resta là, debout un instant, son cœur manquant de s'épuiser tellement il battait fort... Il soupira encore une fois - une fois de plus - avant de s'assoir. Il étudia la table: garnie de chandelles et autres marques d'un repas en tête-à-tête... Son ami ne s'était pas moqué de lui en tout cas, il avait misé beaucoup sur l'ambiance relaxante et accueillante de ce restaurant... Il fallait au moins ça pour que le brun ne panique pas. Après tout, il ne savait rien de l'amie de Yumé, il ne savait même pas à quoi elle ressemblait et connaissait encore moins son nom... Ce gougeât n'avait pas voulu le lui dire ! Bah...

Himami se redressa, son dos craquant légèrement, et posa la Tulipe Jaune près de l'assiette de sa future acolyte. Cette fleur avait un sens lourd pour lui: elle était le symbole universel de l'amour sans espoir. Hm... Mélodramatique vous diriez-vous... Mais qui, qui à part lui se préoccupait aujourd'hui du sens caché des fleurs ? Alors aucune crainte, lui seul saurait ce que cette fleur veut vraiment dire...


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Abby Morrison

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MessageSujet: Re: L'amour n'est impossible que si l'on y croit pas. [PV Abby.]   Sam 4 Juin - 6:39

« Nooon, non, non, non, non.
- Allez, je suis sûr que ça va te plaire!
- Hors de question.
- Tu veux devenir femme aux chats?
- …
- Hmmm?
- Je te hais.
- Moi aussi je t’aime, Blondie. Maintenant tu vas me faire le plaisir de t’habiller proprement et de te pointer à ce restaurant à 19h. Et ne sois pas en retard. Tu vas voir, ce mec est charmant. À croquer.
- Je te le laisse si tu veux.
- Ne fais pas l’idiote, ça va te faire du bien!
- Tu te prends pour qui, mon psy?
- Non…Quelque chose de plus…exotique! Disons ton LOVE GURU.
- T’es con.
- Moi aussi je t’aime, Blondie. Allez, ciao.
»

Elle aurait tout simplement pu laisser tomber. Ignorer ce mec qui essayait à tout prix de la caser, de lui trouver quelqu’un. Pourtant, la seule pensée de ce pauvre type qui devait déjà l’attendre au restaurant lui fit presser le pas. Abby n’était vraiment pas du genre à se laisser guider par les conseils douteux d’un ami qu’elle ne voyait pas souvent. Pourtant, il avait l’air sincère et, comme les partenaires ne se bousculaient pas devant la porte de son appartement, aussi minuscule soit-il, elle décida de lui faire confiance, pour une fois.

La blondinette s’arrêta devant la vitrine du restaurant, profitant de l’image d’elle-même que lui renvoyait la vitre propre pour replacer ses cheveux en bataille, qu’elle ne s’était même pas forcée à peigner. De toute façon, il s’agissait là de sa coiffure naturelle. La jeune femme s’était même sertie de la barrette en forme d’étoile qui lui était si caractéristique. Elle passa le plat de sa main sur le tissu de sa robe pour le lisser. La blonde portait une robe courte, violette, contrastant énormément avec le blond de ses cheveux.

Lorsqu’elle termina son inspection et qu’elle arriva à la conclusion qu’elle répondait aux critères d’apparence nécessaires pour entrer dans un restaurant chic, Abby se dirigea vers la porte et la poussa timidement, passant un pied, puis l’autre à l’intérieur. À peine fut-elle entrée qu’un hôte vint lui demander si elle avait une réservation. Ce à quoi elle répondit en balbutiant qu’elle avait rendez-vous avec un jeune homme dont elle ignorait le nom. Elle dit tout de même le nom de son ami, au cas où une réservation aurait été faite à son nom. Alors qu’elle attendait patiemment que l’hôte trouve la réservation en question dans son petit livret, la blondinette décida de regarder un peu dans quel endroit elle avait aboutit.

Il fallait prendre les choses du bon côté. Elle qui aurait pu passer la soirée devant la télévision à regarder le bulletin du soir en japonais était invitée à un bon repas, avec un mec, qui plus est. Et le restaurant n’était pas trop mal non plus. Sophistiqué, manifestement, très chic, très « up ». Elle se demanda même pendant un instant comment son « Love Guru » avait réussi à avoir une réservation.

L’hôte ne trouva pas ladite réservation. Prévisible, pensa la blonde. Il lui avoua pourtant avoir vu un jeune homme entrer et s’asseoir à une table, seul, l’air un peu perdu, comme s’il attendait quelqu’un. C’est probablement lui, dit-elle au serveur. Un sourire en coin étira les lèvres de l’homme alors qu’il l’invitait à le suivre. Les deux joyeux lurons arrivèrent bientôt à une table au fond du restaurant. Elle ne prêta pas tout de suite attention au jeune homme, trop occupée à jauger la qualité de la table du regard. Chandelles, couverts luisants, nappe impeccable, tulipe…Tulipe? Jaune? Étonnant tout de même. La jeune femme leva pour la première fois le regard sur son cavalier pour la soirée.

« Euh…Bonsoir? Dit-elle d’un ton mal assuré. »

Le serveur s’éclipsa sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle l’aurait bien retenu si elle avait pu mais l’autre était trop malin pour qu’elle ne le rattrape. Abby fit un sourire timide au jeune homme devant elle et pinça les lèvres avant de s’approcher de la table pour s’asseoir. La demoiselle ne se sentait pas réellement dans son élément, et hésitait à regarder le brun dans les yeux, trop intimidée. Elle s’assit finalement à table et prit délicatement la tulipe entre ses doigts. Mode plan séduction, elle sourit et leva le regard vers lui, le remerciant :

« Merci beaucoup…Je…J’aime beaucoup les fleurs. »
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MessageSujet: Re: L'amour n'est impossible que si l'on y croit pas. [PV Abby.]   Sam 6 Aoû - 2:49

Le jeune homme avait le regard dans le vide, les yeux rivés sur un point quelque part entre le pied d'une chaise et une amphore contenant des fleurs. Ses doigts s'agitaient sous la table avant qu'Himami ne vienne poser ses coudes sur la nappe immaculée. Plus il regardait autour de lui, plus il... Ne savait que penser. Il se détendait, l'atmosphère sophistiquée et d'un autre temps l'y aidant. Et pourtant il savait bien que ceux qui appréciaient ce genre d'élément se faisaient bien rares.
La porte s'ouvrit plus loin, tirant Himami de sa rêverie et le forçant à jeter discrètement un œil vers l'entrée... Peut-être aurait-il réussi si seulement leur table n'était pas si isolée du reste de la salle. Il ne pu qu'attendre là, vérifiant une dernière fois que la table était toujours aussi impeccable et que sa fleurs fut suffisamment bien placée pour être en évidence. Rien à redire, pas de panique, tout était pour le mieux pour l'instant.
L'hôte arriva alors, accompagné par une charmante jeune fille qui se tenait un peu à l'écart. Si on la lui avait décrite, il n'aurait pu en faire un meilleur portrait. Il esquissa un geste pour se relever, pris entre sa galanterie maladive et les conseils de son ami: ne pas trop en faire, les filles n'aiment pas quand il y en a de trop... Il se ravisa alors et la laissa prendre ses marques doucement, la laissant découvrir le lieux et son contexte. Se faisant, il pu admirer ses traits, s'imaginant déjà les poser sur papier... Sa passion prenait souvent le dessus comme à cet instant, quand il se trouvait devant quelqu'un d'intéressant. Des heures durant, ensuite, il s'acharnait à vouloir reproduire un visage, des formes, des expressions le plus fidèlement possible jusqu'à ce que sa main souffre ou jusqu'à ce que le résultat le satisfasse...
Et là, il se trouvait en présence d'une personne qu'il savait déjà intéressante. Elle, tout comme lui, n'avait pas fait de chichi sur sa tenue: simple mais juste ce qu'il faut de chic. Le violet lui allait assez bien au teint et la barrette qui ornait ses mèches blondes lui conférait un ton enfantin amusant et touchant à la fois, contrastant avec son allure de jeune femme fragile.

Il posa alors ses prunelles charrons dans celles de la jeune femme alors qu'elle ne le regardait pas encore. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire discret, illuminant vaguement son visage d'éphèbe. Et ce qui devait arriver arriva: leurs regards se croisèrent pour la première fois. Himami sentit le rouge lui monter aux joues, son sourire s'effaça et son cœur cogna contre sa poitrine, comme l'otage d'un geôlier qui frappe de toutes sa forces sur la porte pour la dernière fois, résigné, prêt à s'abandonner à son lugubre destin.

Arrêt sur Image. Les sons lui parvenaient étouffés, au ralenti... Il ne manquait plus qu'un bruit strident et continu pour qu'Himami aie l'impression d'être en plein assaut, tout près d'un endroit où un obus serait venu s'échouer pour exploser. Les gestes confus de son acolytes avaient l'air saccadés, peu naturels, désagrégés... Le brun cligna des yeux plusieurs fois et inspira lentement en se redressant pour reprendre ses esprits. Les choses revinrent alors à la normale, après plusieurs insufflations d'oxygène dans son sang. Il se sentait troublé, étrange, mal assuré... Il fronça les sourcils et reporta son regard sur la jeune femme pour reprendre contenance. Assurément, elle devait avoir un effet certain sur le loup solitaire.

Il la regarda enfin prendre place, mal à l'aise – autant que lui, en somme – et prendre ensuite la tulipe qu'elle avait remarquée un peu plus tôt. Le ton qu'elle employait pour parlé n'aurait pas pu être plus semblable à celui qu'Himami aurait pu utiliser: hésitant... Voilà donc un point qu'ils avaient en commun, la timidité ?

- Hm... Bonsoir.

Très bon début... Bien joué. Le jeune homme se dandina légèrement sur son siège qui lui parut subitement nettement moins confortable et apaisant. Comme à son habitude lorsqu'il se sentait démuni- entre autres. - il s'ébouriffa doucement les cheveux et se racla la gorge, cherchant du regard une chose à laquelle se rattacher. Il avait peine à la regarder, ses mains échappant sans cesse à son contrôle pour aller tracer sur cette peau les traits de son visage.

° Envie de dessiner quand tu me tiens... °

- Je... Je suis ravi que la fleur te plaise alors. J'avoue que... Je me voyais mal venir les mains vides mais que ne te connaissant pas, le présent n'était pas évident à trouver...


Wow. Première phrase. Il ne s'en sortait pas trop mal il aurait pu en être fier... Surtout pour un premier rendez-vous. Le premier de toute sa vie à dire vrai... Il soupira imperceptiblement, se laissant peu à peu aller à la détente... C'était peut-être désobligeant à dire, mais de la savoir aussi peu habile que lui le rassurait quelque peu.

Se voulant entreprenant, il passa sa main sur son menton et se racla de nouveau la gorge avant de lever la main vers le serveur. Il se pencha vers l'oreille du nouveau venu pour demander la carte des vins et celle des menus. Ayant vécu et voyagé en Europe, il ne concevait pas un diner qui se voulait romantique sans une bonne bouteille de in. Et peut-être que cet alcool doux s'infusant en eux les détendrait un peu plus encore...

Une fois l'homme en uniforme éclipsé, Himami reporta son regard sur les mains de la jeune femme. Les mains étaient une véritable obsession chez lui qui vouait un culte au siennes...

- Oh, Seign... - Aïe, non, pas de ça ! - je manque à mes devoirs. Himami, je me nomme Himami Chaos... Et vous...?


« Vous » … On se serait presque cru à un thé dansant d'octogénaires... Mais c'était une habitude bien ancrée chez le jeune brun que celle de ne jamais tutoyer avant l'accord tacite de celui auquel on s'adresse. C'était aussi un dialecte bien à lui que d'utiliser des expressions passées et décrépies... Il faudrait remédier à cela, sûrement, mais chaque chose en son temps.

Quant à l'utilisation de son pseudonyme plutôt que de dire son vrai nom, c'était devenu un mode de vie. Très peu de personnes avait déjà entendu le patronyme du jeune homme.

Quoiqu'il en était, la soirée venait de commencer. Pas de catastrophe pour le moment, c'était déjà une bonne esquisse de début... Et revoici le serveur qui revenait, tendant les cartes à ses deux personnes formant un « couple » étrangement atypique.
Himami se prit à sourire une nouvelle fois, pour rien. Ou pour tout au contraire. Cette soirée était un véritable cadeau et il ne manquerait pas de remercier son ami pour ça... Encore fallait-il ensuite qu'il sache s'en sortir de son côté pour que ce cadeau ne soit pas un fiasco. Et Himami ne savait pas du tout s'y prendre avec la gente féminine. En tout cas pas dans le sens où il devait la voir comme une femme à séduire... Ça risquait d'être laborieux. Mais... Naturel, toujours rester naturel. Ou juste un peu moins, pour ne pas avoir à jouer le gentleman des années 40 !
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MessageSujet: Re: L'amour n'est impossible que si l'on y croit pas. [PV Abby.]   Ven 19 Aoû - 5:45

Abby était à peu près aussi mal à l’aise que son interlocuteur, sinon plus.
Elle ne savait pas si elle avait encore assez confiance en Yumeko pour lui permettre de lui organiser comme ça des rendez-vous à l’aveuglette. Certes, le jeune homme qui se trouvait devant elle semblait charmant, c’était plutôt de son côté qu’elle avait l’impression que ça clochait. Était-elle tellement antisociable qu’elle devait recourir à l’aide d’un ami, d’une connaissance vue à quelques reprises, pour lui trouver un petit-ami? N’était-elle pas capable de gérer ses problèmes d’ordre relationnel par elle-même? Et malgré le fait qu’elle croit dur comme fer que ce genre de décisions, plus que d’autres, ne lui appartenaient qu’à elle, la jeune femme s’était tout de même pointée au rendez-vous, la curiosité se faisant trop forte pour qu’elle puisse y résister. Et elle se retrouvait là, devant un inconnu, devant un jeune homme qui lui semblait charmant, au premier abord, mais qui éveillait en elle la crainte se frapper un mur, et de retourner à la case départ malgré les efforts qu’elle aurait déployé pour que ça marche. Abby était donc partagée entre la peur et la curiosité, bougeant peu sur sa chaise, parasitée par des petits gestes stressés et mécaniques. Il fallait qu’elle se détende, qu’elle se concentre sur autre chose que la possibilité de l’échec cuisant de ce rendez-vous.

Un peu de courage, Abby. Elle eut l’impression que le simple fait de lever les yeux de sa fleur nouvellement acquise lui avait prit tous les efforts du monde. Pourtant, l’entendre parler la soulagea. Même si les mots semblaient lui parvenir difficilement, avec même un certain décalage tellement elle était peu concentrée sur la conversation, de voir ses lèvres bouger enlevaient un certain poids sur ses épaules. Au moins, elle semblait assez intéressante pour qu’on lui réponde. La blondinette déposa la tulipe et, de la même main, pris le verre d’eau qui lui était assigné avant d’aller le porter à ses lèvres. C’était au moins un prétexte pour avoir à poser une autre question, et elle ne serait pas tenue pour fautive puisque parlez en buvant, c’était chose à peu près impossible sauf pour les ventriloques de ce monde, ce qu’elle n’était pas. La jeune femme reposa son verre et prit un peu plus le temps de détailler son partenaire pour la soirée, remarquant tout de suite la différence entre son œil droit et son œil gauche. Elle avait déjà vu un chat avec les yeux de cette couleur, mais jamais d’humain. Elle trouvait cela joli, pourtant. Cela donnait un peu de vie à son teint qui semblait si blême, à ces cheveux dont la couleur était si uniforme et rendaient sa peau encore plus pâle. Non pas que ça lui déplaise, mais que le résultat donnait quelque chose d’original, d’unique. Il était évident que cela le différenciait grandement de tous ces japonais. Et de toutes les blondes aux yeux bruns qui peuplaient les États-Unis.

Le petit homme en smoking, leur serveur pour la soirée, vint à la demande d’Himami leur porter les menus et la carte des vins. Elle l’aurait bien retenu un petit moment de plus, pour qu’il brise un peu le malaise qui était plus qu’évident entre les deux protagonistes, mais sitôt était-il arrivé qu’il repartait, laissant les deux présumés tourtereaux à leur choix de repas. Elle n’était jamais allée au Moonlight. Bien que ce soit un des seuls restaurants chics de la ville, elle n’avait jamais été dans un rendez-vous galant au point de devoir être sur son 31 et se présenter dans un endroit aussi somptueux. Un bref coup d’œil au menu, et même à l’endroit, lui indiqua qu’elle ne trouverait probablement pas de hamburger frite comme elle mourrait d’envie de manger. Ces plats là étaient restés loin derrière, aux États-Unis, lors qu’elle était partie avec ses parents. Maintenant, elle devait se plier aux normes de sa nouvelle culture, et c’est sur un plat de bœuf qu’elle arrêta son choix. Au moins, il y avait ça. Pour ce qui était de la boisson, elle le laisserait choisir. Elle n’était pas vraiment douée pour trouver un vin dont l’arôme se marierait bien avec leurs plats. C’est alors que le jeune homme au regard changeant se présenta, réprimant un « oh seigneur » bien ressenti. Himami Chaos. Intéressant tout de même, comme nom. La blondinette se doutait qu’il ne s’agissait pas réellement de son nom de famille, mais elle ne releva pas. Peut-être serait-ce un sujet de conversation qu’elle garderait pour plus tard. En attendant, il fallait qu’elle réponde, qu’elle se présente à son tour. Avec son accent américain, qu’elle essayait tant bien que mal de camoufler sous le japonais qu’on lui avait appris, elle prit la parole après s’être raclé la gorge.

« Abby Morrison. Ravie de faire votre connaissance. »

Inconsciemment, elle avait aussi décidé d’adopter le vous, voyant que c’était plus impersonnel et que ça semblait mettre le jeune homme assis devant elle plus à l’aise. Elle non plus n’aimait pas vraiment tutoyer les gens qu’elle n’avait jamais rencontrés. Elle préférait garder ses distances jusqu’à ce que le moment soit propice au tutoiement. Après un court moment d’attente, le serveur revint, prêt à prendre leur commande. La blonde lui sourit poliment en passant la sienne, pointant sur le menu le plat qu’elle n’arrivait pas à prononcer correctement. Elle avait beau avoir appris le japonais, elle continuait de buter sur certains mots, des mots qu’elle n’utilisait pas souvent. Donc normal qu’elle soit prise au dépourvu dans un restaurant aussi chic. Gênée, elle cala la tête entre les épaules, mais voyant que le serveur ne lui en tenait pas rigueur, elle poussa un soupir de soulagement. Ce qui comptait, au fond, c’était qu’elle mange, qu’elle paie, et qu’elle ait passé une bonne soirée, non? Elle coula un regard en coin à Himami, tendant l’oreille pour voir ce que lui commandait. Mine de rien, elle avait hâte de voir ce qu’il aurait dans son assiette. Mais quelle gourmande, cette blondinette!
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