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 Lolla, allô Lolla, comme un garçon... [TERMINE]

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Lolla Maeda

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Féminin Nombre de messages : 16
Age : 19
Localisation : Dans un livre.
Emploi : Elève
Loisirs : Lire.
Date d'inscription : 10/04/2012

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Situation personnelle: Célibataire
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MessageSujet: Lolla, allô Lolla, comme un garçon... [TERMINE]   Mar 10 Avr - 17:05

Hellow, I'm Lolla Maeda

→ Âge : 17 ans
→ Classe : 1.B
→ Lieu de naissance : Florence, Italie
→ Statut : Etudiante



Caractère

Juste une ombre, des lettres posées sur du papier et des lignes fraîchement tapées sur une âme brisée.

Lolla est une jeune demoiselle à la discrétion exemplaire, sa présence ne se remarque pas, ses pas sont aussi délicats que ceux d'un chat. Elle n'est qu'une ombre, une ombre sous un soleil de plomb qui la détruit durement.
Son caractère délicat lui dicte de ne jamais s'imposer, ce qu'elle ne fait d'ailleurs pas. Fragile, elle est blessée d'un rien, mais ne le montre pas.

Elle bégaie depuis sa plus tendre enfance et évite donc de parler, elle préfère lire, lire et se plonger dans un rêve permanent en quête d'un amour qu'elle n'a jamais reçu, à la recherche des amis qu'elle n'a jamais eu, des mots et de l'assurance qu'elle aimerait tant dégager. Son répertoire va du Maupassant au King, tout histoire est bonne à prendre, tout rêve est bon à rêver. Timide, ses joues s'empourprent bien vite et une conversation avec quiconque est difficile, aller vers les autres, simplement impossible.
Son contact avec les femmes est bien plus compliqué que celui qu'elle possède naturellement avec les hommes, ceux-ci l'intimidant moins, moins que ces magnifiques créatures dont elle fait partie. Il faut croquer la vie, lui dit-on, mais comment quand on ne peut s'exprimer, emprisonnée par sa propre hantise ?
"M-m-moi je cr-cr-croque là vie en cr-cr-croquant l-l-l-es pages" leur répond-elle. Elle le pense plutôt puisque chacun sait qu'elle n'oserait jamais en prononcer un mot, elle anticipe de plus ses accrochages, qui la suivent jusqu'à ses songes.
Pourtant, les moments où ses mots sont sans coupures, où ils sont parfait, même... expressifs, sont dans sa lecture silencieuse, ils le seraient aussi dans sa lecture orale, mais elle ne le sait pas, elle ne le saura jamais si elle garde le même état d'esprit, cachée derrière son ombre.
Neutre le plus souvent, elle ne prend jamais parti, les potins, elle ne les considère pas, bien que s'il la touche, elle peut en être blessée. La différence ne la gêne pas, et si elle en avait la force, Lolla, giflerait chaque être la critiquant, elle aurait giflé ses parents. Si mademoiselle Maeda se donnait la contenance et la véritable existence, elle serait une jeune femme rayonnante et d'une gentillesse naïve.


Physique

Une ligne à la couleur d'une encre, des pigments à la couleur de la fantaisie.

Née au coeur de l'Italie, la demoiselle n'a pourtant pas cette peau de caramel qui donne tant de charme aux jeunes italiens. Sa peau pâle comme la lune reflète son coeur sans tâche. Sa silhouette fine, presque maigre ne se détache pas de la nuit, son corps en permanence couvert d'un tissu sombre comme la dame qui s'oppose au jour. Presque chaque parcelle de sa peau en est couverte, elle ne veut pas qu'on le voit, elle ne veut que demeurer une ombre, des gants, des bottes, tout ce qu'il faut pour avoir chaud dans son monde.
Le visage en général quasiment entièrement caché par un rideau de cheveux noirs, elle cache la beauté de ses yeux lumineux, eux aussi couverts d'un voile sombre mais d'une étincelante lumière hors du commun, ils sont le reflet de son âme et les cache pour être plus sûre encore qu'aucun de ses sentiments, ceux là même qui pourrait porter atteinte à son entourage selon elle, ne soit exposé au grand jour.

Son visage demeure le plus souvent inexpressif, mais quand un interlocuteur survient, ce que mademoiselle Maeda s'évertue à éviter, ses pommettes rougies se relèvent sur son visage en de nombreux sourires faux et nerveux qu'elle tente désespérément de cacher par son visage définitivement orienté vers le sol. Une fossette sur sa joue gauche apparaît quand elle sourit de cette façon, comme un creux qui n'attendrait qu'un baiser pour vivre, bien qu'il ne vit pas même dans ses véritables sourires, aussi rares soient-ils.


HISTOIRE

Là où commence une vie...

Les oiseaux volaient dans le ciel bleuté de Firenze, les voitures roulaient, les gens se hâtaient, lundi pointait le bout de son nez et la ville grouillait d'activité.
Pourtant, dans l'hôpital de San Pedro, des cris stridents perçaient les murs, les cris d'une femme qui versait toute la sueur qu'elle n'avait jamais contenue, elle proférait des insultes japonaises, hurlait au ciel de plâtre de venir chercher ce p***** de gosse et de la sortir de cet enfer. Si l'on avait suivi la logique des choses, Gianni aurait dû mettre au monde Lolla, c'était lui le soumis aux caprices, l'homme de ménage, celui qui se pliait aux quatre volontés, et s'il avait dû souffrir pour la petite fille qui allait naître, il l'aurait fait volontiers.
Io, elle, n'en avait cure de cette gosse, fruit d'un préservatif troué et d'une nuit de débâcle.


Avant une vie, deux destins qui s'enlacent.

"-La signora sta bene !
-Kuso ! "

Une jeune japonaise était étalée à plat ventre sur les pavés de la gare de Florence, entourée de plusieurs gentilshommes, dont un agenouillé à ses côtés, qui repoussa les autres de ses paroles. Une main posée sur son épaule, il ne comprit pas le juron, eu un léger mouvement de recul face à une telle férocité mais se rapprocha aussitôt, dans toute sa galanterie et sa douceur, il lui tendit ses doigts pour la relever. Elle les refusa et se releva vivement en partant au devant de tout gentleman, agacée par sa propre chute, le visage déformé d'une grimace de colère.
"-SIGNORA !"
La signora en question fit volte face et rejeta en un italien parfait, toutes les tentatives d'approches qu'aurait put avoir ce jeune homme bien entreprenant. Et pourtant il persista, lui courut après, arpentant les rues à son arrière durant l'après-midi entière, comme un petit chien suit sa petite grand mère. Il n'attira pas un de ses regards, le sien lui étant uniquement dédié, son coeur avait sauté en un suicide fou depuis la tour de Pise dès lors qu'il l'avait aperçu.
"-Per favore !
Guerre insensée qu'il menait là.
-Posso."
Son doigt effleurant sa joue depuis la seconde de ses paroles, c'est sa main qui finit par y atterrir avec violence.
De la haine naquit l'amour.

Et après ? Une princesse à la voix de crapaud.

Lolla grandit comme une enfant épanouie, petite princesse de son papa et faire valoir de sa mère, elle ne se souciait pas de ses sentiments, et s'amusait quand la vie le lui permettait. Elle aimait ses deux parents, comme une enfant peut aimer de tout son coeur, et ne se plaignait jamais, mangeait ce qu'on lui disait de manger, jouait comme on lui disait de jouer, rangeait comme on lui disait de ranger, elle obéissait au doigt et à l'oeil, comme un jeune chiot_ issu d'un chien et d'une reine. Son apprentissage en chaque passion qu'elle ne partageait pas avec sa génitrice était parfait, tant au piano, au violon et à la harpe qu'aux mathématiques. Son éloquence était digne de celle d'un adulte, car il fallait qu'elle le soit en public, quand les regards tournées vers elle et ses petits mots frêles dépendaient de la dignité de la dame Maeda.
Quant à son bas roi de père, il ne cessait de l'ensorceler avec légendes et histoires, lui racontant les contes de son enfance et jouant de ses gros doigts d'homme, il mimait parfois, sur le nez de la douce enfant, le dragon attaquant le prince de ses crocs ensanglantés.


Le piano retentissait dans la maison entière quand tout bascula, de petits doigts habiles passaient sur les touches avec application, et de longs cheveux y retombaient parfois, quand l'enfant soufflait sur les grandes mèches qui gênaient ses yeux de princesse, ces yeux de pierre et d'étoile.
Les mains jouaient toujours, dans tout leur art et leur beauté quand un cri aigu et sinistre déchira les pièces de la demeure, un autre suivit et des insultes italiennes fusèrent, tant qu'injures japonaises.
Rien ne perturbait pourtant la mélodie légère.


Arrachées à leur piano par des mains de velours, les petites mains pâles vinrent protéger le visage de la douce enfant.

Lolla était habituée depuis son plus jeune âge aux disputes de ses parents, elles les comprenaient parfois, quand elle entendait son prénom s'y glisser. Ce qu'elle n'était pas encore en mesure de comprendre, c'est que la plupart se réglaient ensuite sur l'oreiller, et que sa mère gagnait toujours, que son père n'était qu'un homme amoureux. Pourtant, ce qu'oubliait parfois Io, c'est qu'il avait deux femmes dans sa vie, que sa fille était le joyau de son existence. Ce jour-là, elle l'avait fortement omis et ne s'était pas gênée de parler de leur enfant comme d'un objet qui "en ce moment-même, apprend ses partitions pour montrer au bal de ce soir, que je suis la meilleure des mères." , elle aurait "un susucre", avait-elle ajouté.
Le bel italien n'avait pas supporté.

"-Je t'annonce qu'à présent, tu vivras seule !
Il monta les escaliers quatre à quatre et ouvrit la porte qui lui dévoila la salle de piano de sa chère petite fille, il l'arracha à sa musique en la prenant doucement pas la taille pour la hisser dans ses bras, attrapant au passage son ours blanc, posé sur le piano à queue. Dans sa course folle pour échapper à la prison qu'avait constitué sa vie, tant pour lui que pour sa petite princesse, il déposa un baiser délicat sur son front.
-Ne t'en fais pas ma princesse..."
La rassurer ? Peut-être. Mais ça ne fonctionna pas, des larmes cristallines roulaient toujours une à une, silencieusement sur ses joues, son regard toujours posé sur les yeux inquiets de son père.

Après cela, le mutisme la gagna, plus un mot ne franchissait la barrière de ses lèvres.
Avec le temps, les cours de diction lourdement assumé par le petit salaire de son père, cuisinier dans un restaurant de cuisine italienne du centre ville, et l'amour de son père lui firent retrouver la volonté de s'exprimer quelque peu.
Le bégaiement permanent qu'elle subissait ne la quitta plus dès lors.
L'année de ces cinq ans étaient le début de son enfer.


Une princesse sans prince charmant.

Presque heureuse chez son papa, toujours si discrète et effacée pourtant, la jeune ombre arpentait maintenant les couloirs de l'école publique de Tokyo. Elle ne possédait pas un nombre d'amis honorable car en effet, elle n'en possédait aucun. Elle faisait croire à son père tout autre chose, Jasmine et Robin n'étaient pourtant que ses rêves. Perdue dans sa rêverie ou dans ses lignes, adossée aux murs à l'intérieur et aux arbres à l'extérieur, elle n'attirait pas la sympathie de ses camarades immatures.
Les garçons ? C'était la question que lui posait son roi en permanence, une question à laquelle elle répondait en secouant négativement la tête, elle aurait voulu qu'ils l'aiment bien, simplement être leur amie, mais de l'Amour, elle n'en ressentait que pour lui, et pour sa mère...
Sa mère qui n'aurait pas dû lui manquer... Elle n'avait plus donner nouvelle depuis leur départ qui se fit sans bagages et sans point d'attache. Une vie qui mit un temps fou à se construire à nouveau. Après des nuits répétées dans un hôtel miteux, un petit appartement peu coûteux semblait s'être détaché des autres pour les accueillir. Il n'était pas bien grand mais sa convivialité dégageait une chaleur agréable, ils ne l'avaient encore pas quitté...

Puis vint l'histoire d'Alicia.


Alicia était belle, une jeune demoiselle aux cheveux d'une blondeur peu commune pour une japonaise, et aux grands yeux bleus comme le ciel d'été. Elle étudiait dans la même classe que Lolla, et tentait parfois de se monter sympathique, son esprit infantile n'étant pas d'humeur à repousser les élèves différents. Les seules réponses auxquelles elle avait droit étaient les sourires nerveux de son interlocutrice, qui sentait monter en elle une folle impression de joie, qui n'en était pas en réalité, à chacune de leurs "conversations".
C'était bien la première fois qu'une personne de son âge s'intéressait autant à elle et sa joie en devenait de plus en plus folle, elle croissait en une chose qu'elle commença par ne pas comprendre.
Quand la jeune fille comprit son attirance pour la seconde, elle se hâta de la lui avouer, lassée de se mentir à elle-même et surtout, horrifiée de devoir mentir à sa camarade. Ce fut bien difficile, car exprimer un sentiment, extérioriser ses pensées était encore bien plus difficile que de raconter sa journée en rentrant au bercail, ce qui était déjà une chose laborieuse.

"-A-a-a-a-a-a-li-li-li...
-Alicia
, déclara-t-elle naturellement avec un sourire.
-J-j-je te-te... Je t'aime.
Ces petits mots sortir de sa bouche instinctivement, sans que les défauts du début de ses paroles ne vienne influencer leur signification.
La petite bègue pensait avec naïveté que l'on pouvait aimer n'importe qui sans que cela ne déclenche la répulsion, qu'aimer une personne qui ne soit pas du sexe opposé n'était pas grave. Son roi lui avait appris la tolérance et dans son jeune esprit, elle s'appliquait à chaque être. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle s'étonna du cri strident que poussa son aimée, si l'on pouvait l'appeler comme cela. Ce qui le suivit fut atroce pour le pauvre coeur innocent de notre enfant.

-T'es vraiment dégueu' ! Je te déteste !"
La réaction d'Alicia fut excessive mais elle ne s'en rendit pas compte, chamboulée dans sa vie d'enfant par une telle déclaration, elle fut cependant assez intelligente, ou peut-être gentille que sais-je, pour garder cela pour elle, n'adressant plus par la suite, une seule attention à la rejetée.

Cet incident n'était pas d'une gravité extrême mais déclencha cependant un déclic dans la vie de la demoiselle, qui réalisa ensuite, peu à peu, son homosexualité. Et comme tout, elle le garda en elle, enfouit loin dans sa poitrine. Elle n'oublia jamais ce premier amour qui ne fut pas partagée mais qui fut aussi le seul jusqu'à présent.

Et maintenant ?

Lolla décrocha une bourse avec succès pour entrer dans le prestigieux et original lycée Shimizu, son travail acharné dans ce collège de banlieue où elle ne trouva pas plus sa place le méritait largement.

Son père eut beaucoup de mal a laissé s'envoler sa petite princesse, à la voix de crapaud et dépourvue de prince, dans un monde où ses ailes blanches sont fragiles, mais la laissa sous sa volonté de liberté et d'affirmation, emménager dans un des dortoirs de son établissement scolaire.

Sa mère, toujours invisible au duo familial, resta seule avec sa richesse après leur départ, trop laide de coeur pour attirer un autre idiot.

Alicia, elle, se souvenait vaguement de cette petite fille timide qu'elle avait rencontré, mais sa vie construite, elle n'y pensait plus, tout cela n'était resté qu'un secret d'enfant, enfermé loin dans sa mémoire de jeune lycéenne.


Secrets of the other side.

→ Depuis combien de temps faites-vous du RP ? Un peu plus d'un an
→ Comment avez-vous connu le forum ? Je cherchais un joli forum qui se détache des autres, mon ami google vous a dénoncé.
→ Avez-vous un double compte ? Non.
→ Personnage de votre avatar ? Aucun.
→ Quel est le code règlement ? OK by Ari'
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Snake J. Foster

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MessageSujet: Re: Lolla, allô Lolla, comme un garçon... [TERMINE]   Dim 15 Avr - 17:38

Bienvenue à toi, Lolla ~

Ta fiche était très agréable à lire, les lignes sont largement respectées, c'est tout simplement parfait.
Tu aurais peut-être pu insister davantage sur son départ au Japon, mais l'essentiel est là, donc ça ira.

Je te valide, bon jeu parmi nous !

Edit : j'ai pas fait attention, mais il faudra redimensionner ton avatar, il n'est pas à la bonne taille :3
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Lolla Maeda

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MessageSujet: Re: Lolla, allô Lolla, comme un garçon... [TERMINE]   Dim 15 Avr - 17:41

Merci beaucoup ~
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MessageSujet: Re: Lolla, allô Lolla, comme un garçon... [TERMINE]   

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Lolla, allô Lolla, comme un garçon... [TERMINE]
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