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 Une plume blanche ~

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Lolla Maeda

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MessageSujet: Une plume blanche ~   Mar 17 Avr - 11:52

Alors voilà, je me lance, je ne graph' pas, je ne dessine pas, mais je suppose que "créa'" relève aussi de l'écrit ? (du moins, j'espère x))
Du coup, je poste une nouvelle que j'ai écrit récemment, c'est surtout pour avoir des avis, surtout qu'il y a beaucoup de joueurs plus vieux que moi ici, alors si vous avez des conseils, à vos claviers I love you


Une plume blanche


Le choc me fit tressaillir, mes pieds s'écrasèrent si fort sur la glace qu'ils n'y restèrent que peu de temps. Allongée sur l'eau gelée, je regardai le ciel. Il était blanc comme la neige qui m'entourait et semblait fait d'un fin coton. Comme dans les films où les jeunes filles sont de jolies princesses, je tendis ma main vers l'horizon, dans l'espoir d'attraper un bout de nuage entre mes doigts. Je n'y croyais pourtant pas une seconde. Ma main se referma vivement sur l'air, avant de libérer sur mon visage comme des gouttes cotonneuses. Avais-je donc goûter à un nuage en léchant mes lèvres ? Je souris, les yeux remplis d'un immense bonheur ; je ne savais ni où j'étais ni la raison pour laquelle je m'y trouvais. Je m'y sentais bien et c'était bien la seule chose que je comprenais.

Je m'assis sans me presser, mes mains posées sur une froide plaque me soutenant. Presque sans surprise, je me découvris vêtue d'une robe estivale et blanche. Je me fondais dans le paysage. Mais comme j'avais froid... La glace ne me renvoyait étrangement aucun reflet mais je pouvais voir la peau pâle et légèrement bleutée de mes chevilles.
Comme je sentais mon cœur se geler à nouveau...

La lourdeur de mes chaussures me fit sursauter et retomber quand je tentai de me relever. En effet, ce n'était pas des chaussures qui enserraient mes pieds, mais d'immaculés patins à glace, lacés en de parfaits nœud. Me campant sur mes deux pieds, cette fois avec plus de précautions, en parfaite connaissance de cause, je pus admirer la beauté du splendide paysage hivernal qui me cernait. Un grand chêne enneigé et dépourvu de ses feuilles trônait à la fin de la ligne droite imaginaire qui était tracée juste entre mes deux pieds. Il trônait sur une sorte de patinoire extérieur, il trônait sur un grand cercle de glace, cercle sur lequel je me trouvais plantée sur mes jambes, seule. Autour de ses imposantes racine prises dans « l'eau gelée » ? … je voyais des fissures se former, comme des plis sur du papier froissé. Le reste de la surface était cependant lisse, plus que lisse. Comme si ce lieu était innocent, comme si j'étais la première à y marcher.

Je savais patiner. Ou j'avais au moins dû savoir dans une vie antérieure car je commençai une course endiablée, le bruit de mes lames frôlant mon sol s'effaçant, remplacé par l'odeur et la sensation du vent qui fouettait mon visage.

Je n'avais plus froid à présent, une vive chaleur envahissait tout mon être. Je ris, en puisant une joie délicieuse tout au fond de mon âme souillée.
« Je vis, je vis ! Hurlais-je aux fantômes de ma mort. »

A ce moment précis, au point final de mes paroles, quelque chose que je n'eus pas même le temps d'apercevoir vint me chatouiller le bout du nez. La chose en question s'envola ensuite derrière moi, avec vitesse et grâce. Dans un retournement vif, j'entrepris de la suivre. Quoique fut cette présence, elle occupait en tout point ma puérile attention. Je glissai de plus en plus vite. De plus en plus proche de la trouble-fête, je la vis comme la majestueuse plume blanche qu'elle était.

Y avait-il eu un jour de grands cygnes ici ? De grands cygnes pour une si splendide plume ?
Elle était superbement superbe et étincelait d'un éclat comparable à celui de la lune qui s'élevait au dessus de ma tête, dans un ciel encore gris. J’accélérai mon pas, je ne concevais plus que cette merveille s'éloigne plus. Une attirance insoutenable m'attirait vers elle, une intime conviction me dictait de la rejoindre.
Ces pensées traversant les miennes, la délicate plume se glissa dans l'étreinte de mes phalanges. Je me stoppai net dans ma course puissante. J'observai avec insistance ce délicat joyau et me délectai de sa vue.


Je souriais devant mon bonheur, tenant juste dans ma main, depuis des minutes que je ne comptais plus quand mon visage et mon corps entier se crispèrent d'horreur. La plume tombait déjà au sol. La cruauté de ma réelle personne avait déteint sur la pureté elle-même... Engluée dans un sang vermeille, elle grouillait de cruauté. Incapable de détacher mes pupilles de mon joyau souillé, je croulai à nouveau dans ma noirceur.

Un dernier rêve puis un dernier cauchemar avaient scellé mon sort.
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